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Donald Trump face à l'Assemblée des Nations unies, le 22 septembre 2026.
Crédit : SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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"Ne vendons pas notre diesel à l'étranger." Donald Trump s'est déclaré, mardi 22 septembre, favorable à une interdiction des exportations de diesel américain, dans l'objectif de limiter la hausse des prix aux États-Unis. Une prise de position qui semble calculée à quelques mois des midterms (élections de mi-mandat) alors que ce carburant est principalement utilisé par les transporteurs et les agriculteurs, une cible électorale du président républicain. Et qui ne serait pas indolore pour l'Union européenne.
"Ce serait une très mauvaise idée", a mis en garde le porte-parole de la Commission européenne Olof Gill, ce jeudi. "Toute perturbation risquerait d'avoir des conséquences négatives pour les deux parties", a-t-il dit. En effet, depuis la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, le diesel américain occupe une part de plus en plus importante dans les importations de ce carburant dans l'Union européenne.
Selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les États-Unis ont à la fois le premier producteur et consommateur d'or noir au monde. En Europe, où les raffineries manquent, le gazole américain représentait 50% du diesel importé par les 27 au mois d'août.
Face aux prix records, avec une moyenne de 2,23 euros le litre de diesel contre 2,16 euros une semaine plus tôt, la coupure des approvisionnements serait donc une catastrophe pour l'Union européenne. Avec moins de diesel, les prix augmenteraient inévitablement. Une idée qui soulève donc de nombreuses inquiétudes sur le pouvoir d'achat européen.
Outre-Atlantique, les producteurs ne sont pas forcément favorables à cette idée. Ils craignent notamment de perdre de l'argent ainsi que leur lien de confiance avec les clients européens. Seul le camp présidentiel soutient la proposition de Trump.
"Nous examinons si cela est faisable au regard de la capacité globale de raffinage et si une interdiction totale ou partielle serait efficace", a précisé le ministre américain des Finances Scott Bessen. Une décision sera prise "rapidement", selon le locataire de la Maison-Blanche.
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