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"J'émettrai un dividende de 5.000 dollars pour chaque citoyen" : Donald Trump promet un chèque aux Américains si les Républicains gagnent les Midterms

Les élections de mi-mandat se tiendront début novembre aux États-Unis. Les sondages tendent vers une victoire démocrate à la Chambre des représentants.

Donald Trump a appelé ses partisans Républicains, à Dallas au Texas, à "faire comme si j'étais sur le bulletin de vote" en vue des élections de mi-mandat, début novembre 2026.

Crédit : Andrew Harnik / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

AFP - édité par Alexis Lalemant

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Donald Trump a appelé mercredi ses partisans à imaginer qu'il était lui-même candidat lors des prochaines élections législatives de mi-mandat, faisant également miroiter un "dividende" de 5.000 dollars par personne en cas de victoire de son parti, pour l'heure mal embarquée.

"Je vous demande de faire comme si j'étais sur le bulletin", a dit le président américain, sous les applaudissements des républicains rassemblés à Dallas (Texas), pour une convention inédite.

Des sondages peu rassurants pour les Républicains

Lancé dans un long discours, pendant lequel il a vanté ses baisses d'impôts, loué sa dure politique anti-immigration, agité le spectre d'une victoire du "communisme" si ses opposants démocrates l'emportaient, et défendu le très impopulaire conflit avec l'Iran, le milliardaire de 80 ans a fait une promesse surprenante.

"Voilà ma promesse: si les républicains gagnent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat, grâce à nos succès économiques (...), j'émettrai un dividende de 5.000 dollars pour chaque citoyen adulte des États-Unis", a-t-il déclaré, sans expliquer comment une telle mesure, potentiellement très coûteuse, serait financée.

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Les partisans de Donald Trump ont ponctué ses déclarations en scandant "USA! USA!", et ont réagi avec une ferveur particulière à ses propos sur les expulsions d'immigrés en situation irrégulière.

Jamais encore les républicains n'avaient organisé de convention avant des élections de mi-mandat. Le format est habituellement réservé, pour eux comme pour les démocrates, aux années d'élection présidentielle. "C'est une super idée pour mobiliser les électeurs et les inciter à aller voter", applaudit Angie Fisher, casquette rouge brodée "Trump 2028", venue de Caroline du Sud où elle travaille dans un magasin d'électroménager

A moins de deux mois du scrutin du 3 novembre, les projections sont sombres pour les républicains, confrontés à un mécontentement croissant des Américains face au coût de la vie.

Les sondeurs anticipent que les démocrates vont s'emparer de la majorité à la Chambre des représentants, qui doit être entièrement renouvelée, et possiblement de justesse au Sénat, selon le modèle Decision Desk HQ. Une bascule qui restreindrait sérieusement la marge de manœuvre de Donald Trump pour les deux dernières années de son mandat.

Une salle pas totalement remplie pour le meeting

Mais les partisans du républicain, qui a dit vouloir sillonner le pays jusqu'au scrutin, veulent croire à une mobilisation sur son seul nom, en dépit de sa cote de popularité anémique, inférieure à 35% dans certains sondages.

La grande salle de l'équipe de basket des Mavericks qui accueille le rassemblement s'est progressivement garnie au fil de l'après-midi, même si ses tribunes hautes, décorées de drapeaux américains, restaient largement vides dans la soirée. Environ un tiers sont en outre condamnées par des rideaux noirs derrière la scène bardée d'écrans géants.

Sur les tenues dans l'assistance, le rouge - la couleur du Parti républicain - est généreusement mis à l'honneur et le drapeau américain interprété à toutes les sauces, jusqu'à la robe à sequins.

Dans les divers discours de la journée, la rhétorique trumpiste dépeignant les démocrates en "extrémistes", en particulier avec une récente série de succès de représentants de leur aile gauche, a été une constante.

Elle a même été reprise par l'invité surprise du jour, le sénateur démocrate de Pennsylvanie John Fetterman, déjà en froid avec son propre parti et qui a dénoncé lui aussi la menace "socialiste" dans une courte intervention vidéo.

Si plus d'une centaine de candidats et parlementaires républicains sont annoncés, d'autres, engagés dans des courses serrées, préfèrent ne pas se rendre au Texas. Pour éviter d'associer frontalement leur campagne à un président aussi impopulaire et clivant, ou encore privilégier leur campagne de terrain.

Parmi les proches de Donald Trump, les ministres de la Justice, Todd Blanche, et des Finances, Scott Bessent, ont pris la parole mercredi. Le vice-président, JD Vance, prononcera un discours jeudi, avant que le président lui-même ne clôture l'événement.

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