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"Le mètre carré a plus que doublé en proportion des revenus par rapport aux années 1960" : François Lenglet révèle le poids des dépenses contraintes sur le budget des Français

Loyer, factures d'électricité, de gaz, abonnements téléphoniques... Toutes ces dépenses sont des contraintes sur lesquelles il est presque impossible de rogner. En 60 ans, elles ont plus que doublé et pèsent désormais près de 30% du budget des ménages.

Une ampoule posée sur une facture d'électricité (EDF). (Illustration)

Crédit : JEFF PACHOUD / AFP

"Nos modes de vie ont un fort impact sur notre pouvoir d'achat" : François Lenglet révèle le poids des dépenses contraintes sur le budget des Français

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François Lenglet - édité par La rédaction numérique de RTL

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Les dépenses contraintes comportent le logement, le transport, l'énergie, les assurances, les communications, et elles représentent aujourd'hui presque 30% du budget des ménages et jusqu'à 41% pour les ménages les plus défavorisés, selon une étude de l'Institut Montaigne citée par le Figaro. Leur forte progression est frappante : dans les années 60, elles représentaient seulement 13% du revenu des Français. Ces chiffres expliquent le sentiment d'appauvrissement financier que connaît une partie de la population.
La cause première de cette progression est le coût du logement, tant celui des loyers que le coût d'accession à la propriété, l'immobilier et le prix du mètre carré. Il a plus que doublé en proportion des revenus par rapport aux années 1960, pour atteindre 23% du revenu selon l'INSEE. À cela s'ajoute le coût de l'énergie et l'allongement de la distance domicile-travail qui obligent à utiliser quotidiennement sa voiture. Sans oublier la multiplication des abonnements : le téléphone, les plateformes de streaming et autres dépenses sont en réalité quasiment obligatoires. Sans téléphone, il n'y a pas de vie sociale.

L'importance du mode de vie par rapport à la moyenne nationale

La clé de ces dépenses, c'est que nos modes de vie ont un fort impact sur notre pouvoir d'achat. Par exemple, l'organisation des villes et la concentration croissante des activités dans les métropoles, renchérissent les loyers et éloignent les Français de leur lieu de travail. Ils doivent donc posséder au moins une voiture, sinon deux, et acheter davantage d'essence. Toutes ces nécessités ont dévoré une partie des augmentations de pouvoir d'achat, malgré la hausse des salaires des années récentes.

Fait intéressant, les chiffres officiels qui font état d'une hausse significative du pouvoir d'achat sur 15 ans sont calculés correctement. Mais ils ne sont qu'un indicateur qui mesure l'évolution moyenne des revenus par rapport à l'inflation moyenne. Or, la "moyenne" ne fait pas grand sens. Comment comparer celui qui habite dans une passoire thermique à la campagne et qui fait 50 km par jour en voiture pour aller travailler, et le bobo des centres-villes qui ne prend que le métro ? 

De plus, cet indicateur ne reflète que de façon imparfaite l'évolution de nos modes de vie. Notre consommation elle-même nous est en partie imposée par les changements structurels comme la métropolisation, c'est-à-dire la concentration des emplois dans les grandes villes. Tout cela explique l'écart entre les chiffres officiels et le sentiment d'appauvrissement que connaissent bon nombre de Français.

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