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"Cela aurait pu être mon frère, cela aurait pu être ma fille" : l'hommage poignant de Thierry Henry aux victimes de l'attentat raciste de Trappes et La Verrière

L'ancien footballeur a dénoncé l'attentat de Trappes et La Verrière mardi 3 novembre sur le plateau de CBS. Thierry Henry regrette que certains Français doivent "en permanence démontrer" qu'ils le sont.

Thierry Henry est le sélectionneur des Bleuets.

Crédit : Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP

Marine Langlois

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"À un moment donné, ça suffit." Thierry Henry s'est exprimé sur l'attentat raciste de Trappes et de la Verrière mardi 3 novembre lors d'une émission sportive sur CBS, dans laquelle il est consultant. "C’est une atrocité. C’est terrible. C’est un acte raciste. On a dit que l’individu qui a fait ça avait perdu la tête, mais on sait que ce n’est pas le cas parce qu’il a techniquement dit quelques jours plus tard qu’il visait ces personnes", a-t-il dénoncé, visiblement affecté.

"Je souhaite simplement, d'une certaine manière, rendre hommage et témoigner mon respect aux familles des victimes, et évidemment à la famille de Pengo, qui a perdu la vie simplement parce qu'il était noir", a assuré Thierry Henry. 

"Est-ce que je dois en permanence démontrer que je suis Français ?"

Vendredi 23 octobre, Kévin T., âgé de 39 ans, a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant Pengo Bossio Wangi, 26 ans, d'origine congolaise, et blessant cinq autres personnes dont une fillette de 12 ans, au cours d'un périple sanglant à Trappes et dans la commune voisine de La Verrière. Le suspect a été mis en examen, après avoir dit vouloir venger les commerçants pillés le 17 octobre en s'en prenant aux "Noirs" et aux "Arabes", un exemplaire de Mein Kampf ayant été retrouvé chez lui.

Et l'ancien footballeur ne s'en est pas arrêté là. "Je voulais simplement dire cela : à un moment donné, ça suffit", a martelé Thierry Henry. "Vous marchez dans la rue et vous vous faites tuer, simplement comme ça. Est-ce que nous devons, est-ce que je dois en permanence démontrer que je suis Français ? Nous sommes Français et cela ne changera jamais."

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"Je suis noir. Je suis Français. Je suis père. Ça aurait pu être mon frère. Ça aurait pu être ma fille. Alors il faut que ça s’arrête. Je voulais témoigner de mon plus profond respect aux familles qui ont souffert. C’était très important pour moi", a-t-il terminé sous les applaudissements de ses collègues sur le plateau.

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