2 min de lecture Medef

Le Medef repart en guerre contre le régime des intermittents du spectacle

CHRONIQUE - Le patronat ouvre la boîte de Pandore en proposant la suppression du régime des intermittents du spectacle. Mais gageons qu'il la refermera très vite : le sujet est très sensible.

Micro générique Switch 245x300 Eco Menanteau
>
Le Medef repart en guerre contre le régime des intermittents du spectacle Crédit Image : AFP / Archives, Joël Saget | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et Bénédicte Tassart

Le Medef part à l'assaut des intermittents du spectacle. Le patronat, qui a fait mercredi 12 février une série de propositions drastiques pour réformer l'assurance chômage, dénonce un régime coûteux qui plombe la Sécurité sociale.

La Cour des comptes en fait régulièrement le constat : un milliard d'euros de déficit par an sur les 5 milliards du trou du régime d'assurance chômage, est dû aux intermittents. Cela fait dix ans que cela dure. On sait qu'il y a des abus, notamment chez les techniciens du spectacle.

Des boîtes de production télé, par exemple, embauchent des techniciens comme intermittents, et pas comme des intérimaires classiques. Les ouvriers, les techniciens et les artistes du monde du spectacle ont un système d'indemnisation, entre deux spectacles, entre deux contrats, très avantageux et qui coûte cher.

Le gouvernement du côté des intermittents

Si on écoute le Medef, un intermittent du spectacle devrait être indemnisé par exemple comme une caissière à temps partiel pendant ses temps de chômage. Le patronat remet sur la table le principe de l'équité entre les demandeurs d'emploi. Il veut aligner le régime des intermittents sur celui du régime général, et considérer l'intermittent comme un intérimaire. Autrement dit, aux oubliettes l'exception culturelle française !

À lire aussi
Emmanuel Macron à la sortie du Conseil des ministres, le 4 janvier 2015 économie
Entrepreneur-salarié : quelle est la part de vérité dans la phrase polémique d'Emmanuel Macron ?

Ou alors l'État prend en charge la différence, assume sa politique culturelle et paie lui-même les indemnisations des intermittents. L'Unedic s'en laverait les mains. Difficile de croire en cette solution en ces temps de disette budgétaire.

Gageons que cela ne bougera pas. En 2003 déjà, la question avait provoqué une grève exceptionnelle au festival d'Avignon, au festival d'Aix-en-Provence et dans des dizaines d'autres petits festivals d'été. Et déjà une assemblée générale de la CGT spectacle est prévue ce jeudi soir, à la veille des Victoires de la musique.

Le gouvernement a dejà retoqué l'idée, soutenant les intermittents du spectacle, qui votent le plus souvent à gauche. Simplement, en demandant beaucoup, le Medef espère obtenir un peu dans cette négociation sur l'assurance-chômage en général - une négociation qui doit se terminer à la mi-mars. C'est un grand classique.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Medef Info Social
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants