2 min de lecture Mondialisation

Le Havre : le plus grand porte-conteneur au gaz naturel liquéfié inauguré

ÉDITO - Plus respectueux de l'environnement, ce porte-containers peut accueillir 23.000 de ces boîtes de métal, pour faire la navette entre l'Europe et l'Asie.

Francois Lenglet ok Lenglet-Co François Lenglet iTunes RSS
>
Le Havre : inauguration du plus grand porte-conteneur au gaz naturel liquéfié Crédit Image : AFP / Archives, Justin Sullivan | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
LENGLET 245300
François Lenglet édité par Florine Boukhelifa

Le bateau fait plusieurs centaines de mètres de long et peut contenir 23.000 containers, l'équivalent de 47.000 voitures, pour acheminer des marchandises entre l'Europe et l'Asie. Le Premier ministre est attendu au Havre vendredi 22 janvier pour inaugurer un gigantesque porte-conteneur, le premier de cette taille à fonctionner non plus au diesel, mais au gaz naturel liquéfié (GNL), pour réduire la pollution. Le navire a été conçu par le géant français et numéro 3 mondial de l'armement maritime CMA-CGM, une compagnie familiale basée à Marseille.

Avec ce navire, les émissions de carbone sont réduites de 20%. La pollution en particules fines et en dioxyde disparait également en quasi-totalité, mais avec un surcoût à l'achat : un bateau au GNL coûte 170 millions d'euros, contre 140 pour un navire classique. Ils sont fabriqués par les chantiers navals chinois, désormais seuls fabricants de porte-conteneurs, avec les Coréens.

De son côté, CMA-CGM, qui opère plus de 500 navires dans le monde, est en train de basculer sa flotte en propre sur cette nouvelle technologie de propulsion. L'entreprise a commandé 25 bateaux fonctionnant au gaz liquéfié, car le marché du transport intercontinental par bateau connait un grès vif redémarrage.

Une pénurie de containers causée par la pandémie

Entre le rattrapage du confinement, l'envolée des importations en provenance d'Asie, et dans une mesure moindre la croissance des exportations européennes, françaises en particulier, ce transport a réussi à redémarrer alors que l'économie mondiale est en panne. À cela s'ajoute une pénurie de containers, ces boites en métal qui servent à transporter l'essentiel du commerce mondial.

À lire aussi
produit
Coronavirus : qu'est-ce qui a changé dans le monde agricole français ?

Au premier semestre de l'année 2020, bon nombre de ces boites ont été laissées en Europe et aux États-Unis, entreposées et vides, en raison de la pandémie de coronavirus, alors qu'elles auraient dû être remportées en Asie. Il n'y en a ainsi plus assez en Asie pour assurer le transport de marchandises à destination de l'Occident, et les prix flambent. Le prix du transport, mesuré par le Baltic index, a été multiplié par quatre depuis huit semaines.
 
L'utilisation de container en métal à dimension standardisée a été la révolution technologique du transport intercontinental. Elle a permis de mécaniser chargement et déchargement, avec ces portiques géants que l'on voit dans les ports, et de baisser considérablement les coûts. Son invention remonte aux années 70 et a marqué le vrai point de départ de la mondialisation des marchandises en permettant l'essor du transport maritime. D'autant le prix de celui-ci est particulièrement faible entre la Chine et l'Europe : 4 euros par kilos pour faire dix mille kilomètres, moins cher que d'envoyer par la poste un colis du même poids d'un point à l'autre d'une même ville française.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Mondialisation Bateau Asie
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants