1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. Le gouvernement renonce à privatiser la Française des Jeux
2 min de lecture

Le gouvernement renonce à privatiser la Française des Jeux

REPLAY / ÉDITO - Alors qu'une cession partielle des parts de la Française des Jeux avait été évoquée ces derniers temps, l’État a finalement renoncé à sa privatisation.

Le gouvernement renonce à privatiser la Française des Jeux
03:11
Le gouvernement renonce à privatiser la Française des Jeux
03:10

Selon le Journal du Dimanche (daté 7 décembre), le gouvernement renoncerait à privatiser la Française des jeux. L'exécutif peut affirmer le contraire aujourd'hui. Dans la réalité, tous les éléments d'une privatisation partielle avaient été mis en place ces derniers mois. Le scénario le plus sérieux, et que les initiés considéraient comme très crédibles, était celui d'une vente de 20% de la FDJ. Cela aurait rapporté de 300 à 400 millions d'euros aux finances publiques.
La nomination de la nouvelle PDG avait même été justifiée par son expérience en matière de privatisation, acquise dans ses précédentes fonctions au sein de l'agence qui chapeaute à Bercy l'ensemble des entreprises où l'Etat possède des intérêts économiques et financiers importants. C'est ce plan qui viendrait d'être stoppé.

Grenades dégoupillées

Pourquoi ce changement de pied ? D'abord parce que plusieurs grenades se sont dégoupillées au même moment. La première, c'est le retour à la "une" de l'actualité des conséquences catastrophiques de la privatisation des autoroutes par le gouvernement Villepin. Refaire la même faute en privatisant même une petite partie d'une poule aux œufs d'or eut été un crime. La FDJ, c'est 3 milliards de recettes pour l'État.

Ensuite, on oublie trop souvent que le capital de la FDJ est détenu à 22% par des organismes aussi puissants que discrets. Emmanuel Macron n'a pas envie de se frotter à la mutuelle des fonctionnaires du Trésor public, qui est actionnaire de cette mine d'or. Pas plus qu'il n'a envie de défier les associations d'anciens combattants, qui en tirent l'essentiel de leurs ressources, ni aux sociétés privées de change, aux courtiers et aux milliers de salariés de l'entreprise qui sont propriétaires de 5% du capital.

Enfin, la FDJ, comme d'autres établissements publics bien dodus, est une formidable base de repli pour les très hauts fonctionnaires de la République en mal de reconversion. À Bercy, on n'est pas mécontent de conserver la main sur ce bijou de famille.

À lire aussi

Rien n'est jamais définitif dans un pays qui a mal à ses finances. Mais le gouvernement, qui doit déjà faire face à la fronde provoquée par la privatisation de l'aéroport de Toulouse (et peut-être Lyon et Nice), ne va certainement pas s'offrir le risque de céder à une nouvelle facilité financière de court terme. C'est au moins un répit pour la FDJ.

Les repères du jour

- Mauvaise nouvelle pour les accrocs a l'huile d'olive : les prix de gros explosent en raison de la très mauvaise récolte de cette année due à la maladie de la mouche.

- L'Algérie va se lancer dans la production de gaz de schiste. Les premiers mètres-cubes sont attendus en 2022.

La note du jour

14/20 à notre confrère Les Échos, qui a donné les clés de son édition du jour à 200 personnalités qui croient très fort dans les atouts de la France. Un numéro pour se refaire un moral d'acier.

RTL vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/