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Le commerce en ligne affiche une insolente santé

ÉDITO - Le commerce sur Internet défie la crise. La Fédération du commerce en ligne vient d’annoncer des chiffres de progression impressionnants : +15%.

Une souris d'ordinateur (illustration)
Une souris d'ordinateur (illustration)
Crédit : AFP / Robyn Beck
Le commerce sur Internet défie la crise
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Le commerce en ligne affiche une insolente santé
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Loïc Farge
Journaliste

La dynamique est spectaculaire : les Français ont dépensé en ligne 17,4 milliards d'euros durant le seul deuxième trimestre de 2016. Quand on rentre dans le détail, on note un mouvement de balancier assez intéressant. Le panier moyen des achats (75 euros), est en légère baisse de 5% par rapport à l’an dernier. En revanche, le nombre de commandes explose : 230 millions d’ordres d’achat (contre 175 millions en 2015).

Le train est lancé. Le e-commerce va inéluctablement poursuivre sa forte croissance. Les raisons mises en avant sont assez évidentes. Au-delà des causes conjoncturelles - notamment la crainte des attentats qui détourneraient des acheteurs des grands magasins -, il y a la compétitivité des offres. L’éventail de propositions est désormais infini sur le Web.

Le nombre de sites marchands a été multiplié par dix en dix ans. Il y en a d’ores et déjà près de 200.000 rien qu’en France. Des boutiques en ligne qui, selon Médiamétrie, ont attiré 36 millions de cyber-acheteurs. Par ailleurs, il y a une démocratisation accélérée de l’Internet et plus encore de l’usage des smartphones, véritables outils multitâches des consommateurs : on photographie, on scanne, on tag et on compare.

Le nombre de sites marchands a été multiplié par dix en dix ans

Christian Menanteau

Depuis un ordinateur, on fait ses courses en priorité sur Amazon, C-discount et Fnac. Depuis un mobile, si Amazon reste leader, Groupon monte sur le podium devant C-discount et Vente privée. On voit qu’il y a une segmentation sociologique et commerciale qui est en train d’émerger via les outils technologiques. Avec un développement plus rapide de l’usage du mobile pour faire des achats.

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Qu’est qu’on y achète ? Sans surprise c’est la mode qui tire le train : plus de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Viennent ensuite les voyages, les produits culturels, la beauté et les produits techniques pour une part non négligeable (autour de 30% des commandes globales). Est-ce la mort des magasins en dur ? Certainement pas ! 69% des acheteurs en magasins ont fouiné sur Internet avec de passer à l’acte. Mais c’est vrai que la survie des boutiques dépendra de leur capacité à innover et offrir une réelle plus-value aux consommateurs.

Le bloc-notes

- La débâcle se poursuit pour Areva qui cède ses activités dans l'éolien. C'est aussi la fin des grandes ambitions de l'État dans ce secteur.

- Le géant français des services informatiques Atos poursuit sa percée aux États-Unis. Il vient d'acquérir une société spécialisée dans le secteur de la santé.

La note du jour

13/20 à Franck Reynier. Le maire de Montélimar a su convaincre le PDG de Google d'appeler  la nouvelle version 7.0 d'Android, "Nougat". Coup de pub mondial pour les treize fabricants de cette confiserie.

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