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"La carte bancaire représente plus d'un paiement sur deux" : est-ce la fin des distributeurs automatiques de billets ?

Les distributeurs de billets (DAB) sont de moins en moins nombreux en France, conséquence directe du recul des paiements en espèces.

Un homme retire de l’argent d’un distributeur automatique de billets. (Illustration)

Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP

Vers la fin des distributeurs automatiques de billets ?

00:02:17

Vers la fin des distributeurs automatiques de billets ?

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Pierre Herbulot - édité par Alexian Giron

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Les distributeurs de billets disparaissent peu à peu. Selon les chiffres de la Banque de France, 1.500 machines ont été retirées en 2024. C'était 2.500 l'année précédente. En près de dix ans, la France est passée de 53.000 distributeurs à environ 40.000 actuellement. 


La raison principale ? Les consommateurs retirent de moins en moins d'espèces. En 2016, le cash représentait 70% des transactions, contre 43% en 2024. Les pièces et les billets ont depuis largement été dépassés par la carte bancaire, qui représente plus d'un paiement sur deux. Bien aidé par le sans contact. Les règlements par téléphone sont également en fortes hausses, doublant chaque année. 

Et pour les banques cela représente un coût élevé. Un distributeur automatique de billets (DAB) coûte 35.000 euros à l'achat. Il faut également ajouter les frais d'entretien pour les réparations, et l'usage avec la livraison du liquide par des sociétés spécialisées et leurs camions blindés. La BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Mutuel ont par exemple décidé de mutualiser ce service, avec des automates communs sous la marque "Cash Service". 

L'ère du tout numérique est également l'ère du piratage informatique

Et l'absence de distributeurs est encore plus importante dans les villages. Sur 35.000 communes, seulement 6.000 sont équipées en France. Dans ces déserts bancaires, il faut en moyenne neuf minutes de trajet pour retirer de l'argent. Au prix de l'essence, ça fait cher l'argent liquide. 

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D'autant que le liquide, on en aura toujours besoin. Pour rappel, l'ère du tout numérique est également l'ère du piratage informatique. Si un jour un système bancaire tombe en rade, il faudra forcément utiliser de l'argent liquide. "On n'abandonnera jamais les espèces, c'est un droit central de nos concitoyens", a par ailleurs souligné François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. 

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