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"Ils veulent que je devienne une égérie homme-soja" : dans sa nouvelle pub, Sojasun tourne en dérision les influenceurs masculinistes

La marque agroalimentaire tourne en dérision les influenceurs masculinistes dans sa dernière campagne publicitaire. En détournant l'expression "homme-soja", utilisée dans les cercles masculisnistes comme une insulte, Sojasun les prend à leur propre jeu.

Cature d'écran de la pub Sojasun

Crédit : Sojasun

Fanny Rocher

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"Les masculinistes ont fait notre promo malgré eux". Dans sa nouvelle campagne publicitaire, Sojasun, qui commercialise des produits à base de soja, raille les influenceurs masculinistes en détournant l'expression viriliste "homme-soja". 

Dans les sphères masculinistes en ligne, cette expression, traduite de l'anglais "soyboy", désigne un homme jugé pas assez viril, faible. Contrairement aux masculinistes, qui prône un mode d'alimentation très carnivore, les "soyboys" s'alimenteraient de soja, et seraient donc moins virils. 

C'est cette vision de la masculinité toxique que la marque Sojasun a détourné dans sa publicité, en partageant une vidéo de deux minutes sur les réseaux sociaux, vite devenue virale. La marque y relate avoir voulu "montrer que le soja, c'est bourré de protéines".  

"Pour raconter ça, on voulait une égérie qui respire la protéine. Un vrai bonhomme. Et ça tombe bien, Internet est bourré d'influenceurs qui nous explique ce que c'est que des vrais bonhommes", raille la marque dans cette vidéo.

"Nous détester, c'est la meilleure pub qu'ils pouvaient nous faire"

Sojasun a donc contacté de nombreux influenceurs masculinistes pour trouver une égérie incarnant leur nouvelle mascotte, "Sojaman". Soit un "homme-soja" mais présenté ironiquement comme extrêmement musclé, sorte de super-héros du soja pour les tourner en dérision. 

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Et d'énerver fortement les influenceurs, qui partagent leur réaction à leurs abonnés. "Sojasun qui nous contacte pour la collab la plus éclatée au sol que j'ai jamais vue", "ils veulent que je devienne une égérie homme-soja", "vous pensez vraiment que je vais représenter les gens qui bouffent ça ?"

Loin de se laisser décourager, Sojasun a continué de les contacter, "avec une petite idée derrière la tête". Mails, publicités ciblées sur leurs réseaux sociaux, livraisons de costumes "Sojaman" directement devant leur porte, playlist... "Nous détester, c'est la meilleure pub qu'ils pouvaient nous faire", affirme la marque dans sa publicité, dont les vues ont été dopées grâce aux réactions outrées de ces influenceurs. 

Et Sojasun de conclure sa campagne par une dernière raillerie : "des produits végétaux, riches en protéines, faciles à digérer mais pas pour tout le monde".

Pour rappel, un rapport de l’Anses publié l’an dernier soulignait que les aliments à base de soja pouvaient contenir des quantités trop élevées d’isoflavones, des composés végétaux proches des hormones féminines, susceptibles d’avoir des effets nocifs sur la santé. L'agence recommandait notamment de ne pas en proposer en restauration collective.

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