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Frédéric Gallin, canneur-rempailleur : "Il existe un rapport entre le siège et la personne"

REPLAY - Installé dans le VIème arrondissement de la capitale, notre artisan lève le voile sur les mystères de ses deux activités.

Frédéric Gallin, canneur-rempailleur, dans son atelier parisien
Frédéric Gallin, canneur-rempailleur, dans son atelier parisien
Crédit : RTL / Armelle Lévy
Frédéric Gallin, canneur-rempailleur : "Il existe un rapport entre le siège et la personne"
03:15
Armelle Levy & Loïc Farge

Au milieu des chaises à restaurer, Frédéric Gallin est aussi bien canneur, que rempailleur. Le point commun, c'est qu'ils travaillent tous les deux le siège. Mais la différence, c'est la matière, et donc la façon de la travailler. "Le canneur travaille la canne de rotin, c'est une tradition qui remonte au XVIIème siècle ; le rempailleur, lui, travaille la paille de seigle, selon une tradition plus campagnarde", explique-t-il.

Le rempailleur travaille de la paille tournée, tandis que le canneur va tisser du rotin en lui donnant cette forme hexagonale si particulière. Frédéric Gallin aime tellement ses fibres de rotin d'Indonésie qu'il ne compte pas ses heures. Pour le dossier du fauteuil Régence qu'il a sous la main, il faut compter huit heures de travail rien que pour le dossier. Il en faudra au moins autant pour le siège.

Frédéric Gallin, canneur-rempailleur, en pleine action dans son atelier parisien
Frédéric Gallin, canneur-rempailleur, en pleine action dans son atelier parisien
Crédit : RTL / Armelle Lévy

Ses métiers, notre artisan les a appris ici-même, dans l'atelier de ses parents. "C'est un métier de famille (...) J'ai appris le cannage comme on apprend à écrire", lâche Frédéric Gallin. Mais il a appris d'autres métiers à côté, comme l’ébénisterie et la tapisserie. Tous les matins, il se lève guidé par sa passion. "J'ai la passion des clients et de l'humain", avoue-t-il. Il ajoute : "Il existe un rapport entre la personne, et c'est un rapport merveilleux".

Entre la matière première, les lianes de rotins qui se raréfient en Indonésie au profit de l'huile de palme et le peu de relève dans les ateliers, Frédéric Gallin est persuadé que son métier ne va pas disparaître, mais qu'il va  évoluer.

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