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Essence à 3 euros ? Sur RTL, le président de l’Union française des industries pétrolières estime que les prix "vont faire un plateau haut"

Philippe Casbas estime que les carburants devraient se maintenir à des niveaux élevés dans les semaines à venir. Dans RTL Matin, il n'anticipe ni recul sensible ni envolée des prix, sauf perturbation majeure.

Philippe Casbas, président de l'UFIP, Union française des industries pétrolières, dans RTL Matin du 28 septembre.

Crédit : RTL

Essence à 3 euros ? Sur RTL, le président de l'Union française des industries pétrolières estime que les prix "vont faire un plateau haut"

00:08:33

Essence à 3 euros ? Sur RTL, le président de l'Union française des industries pétrolières estime que les prix "vont faire un plateau haut"

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Céline Landreau & Jérémy Descours

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Invité de RTL Matin, le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Philippe Casbas, estime ce lundi 28 septembre qu'aucune baisse nette des prix n'est à attendre dans les prochaines semaines. Selon lui, diesel, essence et fioul devraient rester sur "un plateau haut", sans flambée massive sauf incident majeur d'approvisionnement.

Le président de l'UFIP, qui représente les intérêts de TotalEnergies, Shell, BP ou encore Geopétrole, se veut quand même prudent. "Je ne peux pas vraiment dire que ça va aller mieux demain", reconnaît Philippe Casbas. Mais alors faut-il recommander aux ménages français de remplir sa cuve de fioul maintenant ? "Je ne peux pas vraiment le dire", répond-il. "Dans les 8 derniers mois, ça n'a pas eu tendance à s'améliorer." 

Philippe Casbas dit ne pas avoir "de prévision sur les prix du fioul à la baisse immédiatement", tout en écartant à ce stade "une hausse massive". Selon lui, les prix devraient plutôt se maintenir à un niveau élevé. "Ça va faire un plateau comme les autres carburants, je pense", lance-t-il au micro de RTL. 

"Une partie de se faire peur"

Sur la possibilité de voir le litre de carburant grimper à 3 euros d'ici à la fin de l'année, le président Casbas juge qu'il y a "une partie de se faire peur", tout en reconnaissant que ce scénario reste possible. Il explique notamment que les tensions sur les prix, en particulier pour le diesel, sont liées à l'équilibre entre la demande et les capacités de raffinage.

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"Nos raffineries tournent depuis 8 mois à plein régime et il n'y a pas eu d'incident majeur", insiste-t-il. Sauf événement exceptionnel, comme une panne d'ampleur mondiale ou une aggravation géopolitique, il n'anticipe pas de nouvelle flambée. "Je ne vois pas bien pourquoi ça irait se dégrader de façon massive. C'est un plateau haut ".

"Des conséquences assez graves"

Interrogé sur le refus du ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, Serge Papin, de plafonner les prix ou de taxer davantage TotalEnergies, Philippe Casbas parle, lui, de "décisions qui pourraient avoir des conséquences assez graves". 

Selon le président de l'UFIP, plafonner les prix dans "un marché contraint" créerait surtout "des pénuries", car un distributeur qui achète plus cher qu'il ne peut vendre "n'achètera pas". 

Sur la flambée des marges de raffinage, passées de 33 à 256 euros la tonne entre janvier et septembre, il reconnaît qu'"il y a une marge qui a augmenté", mais assure qu'elle "va redescendre aussi vite". Pour lui, cette hausse s'explique d'abord par les tensions du marché, et non par une volonté de "tirer profit de la guerre".

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