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Cette image satellite, fournie par 2026 Planet Labs PBC, montre l'infrastructure pétrolière du port de Yanbu, en Arabie saoudite, sur la mer Rouge occidentale, le 4 mars 2026
Crédit : 2026 Planet Labs PBC / AFP
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Son annonce a suscité un tollé des oppositions. Emmanuel Macron a annoncé, lors de son interview aux JT de 20 heures jeudi 24 septembre, l'envoi de "moyens militaires" pour "protéger" le site de Yanbu, un maillon stratégique du réseau d'installations énergétiques de l'Arabie saoudite. "C'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site, pas nous engager dans quelque conflit mais protéger ce site", a-t-il dit jeudi sur TF1 et France 2, afin d'œuvrer à la détente des marchés pétroliers.
Le Rassemblement national s'est dit opposé à l'envoi de militaire français tandis que La France insoumise a réclamé un vote du Parlement. "Des troupes en Arabie saoudite, c'est s'installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée, que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérant. Donc l'Assemblée doit voter sur le sujet. Article 35 de la Constitution", a déclaré le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon sur X.
"À partir du moment où on n'a pas d'accords de défense, le vote est un peu superfétatoire", a estimé le vice-président RN Sébastien Chenu, "mais s'il y avait un vote, on ne serait pas d'accord".
"Toutes les polémiques sont à côté de la plaque", réagit le général François Chauvancy, invité de RTL Midi ce vendredi, alors qu'une action de ce genre a eu lieu "bien souvent dans le passé". Pour le militaire, la proposition d'Emmanuel Macron consiste à "apporter une protection supplémentaire face aux attaques de missiles et de drones Houthis" : "On est dans une logique défensive pour protéger des points sensibles."
Emmanuel Macron a indiqué, jeudi soir, que les moyens militaires consistaient à "des soldats, des radars, des systèmes de défense" pour protéger le site. Principal terminal saoudien d'exportation de brut sur la mer Rouge, cet oléoduc a joué un rôle crucial au fil de la guerre au Moyen-Orient, permettant à l'Arabie saoudite de contourner le détroit d'Ormuz pour exporter son pétrole.
"Ce sont des troupes au sol, en principe", analyse le général François Chauvancy. Selon lui, il peut s'agir d'une unité constituée de 50 à 100 hommes, s'il s'agit d'une "défense sol-air", ou bien des soldats de la marine en mer Rouge. En termes de capacité aérienne, des Rafale peuvent être envoyés ou encore des hélicoptères de l'armée de Terre. "Il y en a trois aux Émirats Arabes Unis, précise le général, et seraient peut-être beaucoup plus efficaces contre des drones".
Pas question donc de faire la guerre aux Houthis mais d'aider l'Arabie Saoudite dans la protection de ce site stratégique. "Nous sommes dans une collaboration, un partenariat tout à fait légitime et légal", assure François Chauvancy, qui rejette la nécessité d'un vote au Parlement, comme réclamé par Jean-Luc Mélenchon. "On est bien dans le cadre constitutionnel de la limite d'emploi des armées par le chef des armées" à savoir Emmanuel Macron.
Enfin, en annonçant le déploiement de moyens militaires, dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, la France vient appuyer Ryad, diversifiant ainsi ses liens dans la région, au moment où le royaume s'interroge sur le soutien américain.
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