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Éleveurs en colère : "Si ça continue comme ça, on ne tiendra pas longtemps", prévient le président des Jeunes Agriculteurs de Loire-Atlantique

REPLAY / TÉMOIGNAGE - Les éleveurs du Grand-Ouest ont mené une grande opération de protestation dans la nuit du 21 au 22 juin, afin d'alerter sur leur situation.

Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Éleveurs en colère : "Si ça continue comme ça, on ne tiendra pas longtemps", prévient le président des Jeunes Agriculteurs de Loire-Atlantique Crédit Image : GUILLAUME SOUVANT / AFP | Crédit Média : Maud De Carpentier | Durée : | Date : La page de l'émission
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL

Fous de rage, les éleveurs du Grand-Ouest ont décidé de frapper fort dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 juin. Des tonnes de déchets ont été déversées devant au moins une cinquantaine de grandes surfaces. La pression de la grande distribution étouffe de plus en plus d'exploitations, selon les jeunes agriculteurs. Ce sont eux qui ont lancé cette opération en toute discrétion en Normandie, Bretagne et Pays-de-la-Loire. Les prix versés aux producteurs de lait, de porc et de bœuf seraient bien trop faibles. "Partagez vos marges pour sauver l'élevage", ont écrit les manifestants à la peinture rouge sur un parking de Leader Price par exemple.  

"Il y a une grosse tension, qui est palpable dans les campagnes (...) On vous (la grande distribution, ndlr) surveille et on va arriver si vous ne faites rien. On va durcir le ton dans les jours qui viennent si rien ne se passe. Si ça continue comme ça, on ne tiendra pas longtemps. Ce n'est pas tenable. On est complètement dans l'inquiétude. On n'a pas de vision à long terme, on ne dégage plus de marge. On n'arrive même pas à combler notre trou à la fin du mois", explique Charles Guerley, producteur de lait et président des Jeunes Agriculteurs en Loire-Atlantique.

En tant que producteur de lait, il explique ne demander que "quelques centimes" de plus au litre. "Ce n'est pas grand-chose, plaide-t-il. Surtout quand on voit toute la valeur ajoutée qui est faite en France sur notre lait avec les yaourts, le fromage, etc. C'est pour ça qu'on dit aujourd'hui attention. On maintient la pression et il nous faut des choses rapidement".

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