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ÉDITO - Volkswagen délaisse la "voiture populaire" pour gagner plus

Le groupe automobile a choisi de se concentrer sur une production réduite de modèles haut-de-gamme, plus rentables. Un virage qui n'est pas isolé et qui va impacter notre portefeuille.

Le logo Volkswagen (illustration)
Le logo Volkswagen (illustration)
Crédit : PATRIK STOLLARZ / AFP
ÉDITO - Volkswagen délaisse la "voiture populaire" pour gagner plus
00:03:57
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François Lenglet - édité par Sandra Cazenave

Volkswagen, le constructeur automobile allemand, annonce un changement complet de stratégie qui va avoir un impact sur notre portefeuille. C’est le quotidien des affaires Financial Times qui révélait cela il y a quelques jours. La firme automobile, l’une des toutes premières au monde, va réduire de 60% le nombre de ses modèles dans les années qui viennent. 

Avec ses douze marques, Volkswagen, Seat, Skoda, Audi, Porsche, Lamborghini, Bentley notamment, elle fabrique 100 modèles de voitures différents jusqu’ici. L’idée, c’est de supprimer le bas de gamme, pour se concentrer sur les véhicules à forte marge, les plus luxueux et bien sûr les plus chers. 

C’est une volte-face complète par rapport à la course aux volumes qui prévalait dans les dernières années. Et une stratégie qui va complètement à rebours des fondamentaux de l’entreprise, créée dans l’Allemagne hitlérienne par Ferdinand Porsche, qui lui avait donné un nom signifiant "voiture populaire".

Une production influencée par la pénurie

Ce virage a un objectif de rentabilité. En 2019, le groupe alors N°1 mondial, avait vendu 11 millions de véhicules, et fait des profits d’un peu plus de 15 milliards. En 2021, seulement 9 millions de voitures, et 20 milliards de profits. Une baisse de 20 % sur les ventes, pour une hausse de 30 % sur les profits. 

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Tout cela parce que le groupe a été obligé de produire moins en raison de la pénurie de semi-conducteurs, les composants électroniques qu’on trouve partout dans une voiture, dans le moteur, les systèmes d’aide à la conduite, les toits ouvrants, etc. La pandémie a complètement désorganisé les usines de composants. Et on a dû rationner. 

Du coup, les constructeurs, Volkswagen en tête, se sont concentrés sur la production des voitures les plus haut de gamme. Et ils se sont rendu compte que ce n’était pas si bête. Dans le même temps, la firme de Wolfsburg avait réduit drastiquement ses coûts, grâce à l’automatisation et à la transformation des chaînes de production, pour passer à l’électrique. Les gros volumes ne sont donc plus nécessaires pour amortir des coûts fixes en baisse. 

Des consommateurs lésés

D'autres constructeurs suivent le pli, et notamment les autres allemands, BMW et Mercedes. Mercedes a fait des profits de près de 15 milliards, soit deux fois et demie les résultats de 2019, avec 30 % de voitures vendues en moins. Autant de bénéfices que TotalEnergies ! Tout ça parce que le prix moyen d’une Mercedes vendue est passé de 38.000 euros à 54.000 euros en 2021. Chez Audi, même progression sur la même période. 
 
C’est aussi ce qu’a fait Stellantis, ex Peugeot-Citroën-Fiat-Chrysler. 13 milliards de profits en 2021 avec ses quatorze marques, presque trois fois plus que l’année précédente. C’est cela qui vaut à Carlos Tavares une rémunération stratosphérique qui fait aujourd’hui polémique. Chez Renault, c’est plus dur, parce que la gamme actuelle du constructeur ne permet pas de telles valorisations. Mais cela va changer, les nouveaux dirigeants veulent aussi se concentrer sur les marges plus que sur les volumes, contrairement à leur prédécesseur Carlos Goshn. 

Mais, tout cela ne fait pas forcément les affaires des clients que nous sommes. Le prix des voitures neuves est en train d’augmenter considérablement, sous l’effet de la hausse des matières premières, de l’électrification et de ce changement de stratégie. Certains modèles neufs prennent jusqu’à 500 euros par mois. Il va falloir rouler en trottinette.

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