2 min de lecture EDF

EDF va racheter l'activité "réacteur nucléaire" d'Areva

REPLAY / ÉDITO - EDF a officiellement déclaré être intéressé par le rachat de la filiale d’Areva chargée de la conception, de la fabrication et de la maintenance des réacteurs.

Micro générique Switch 245x300 Eco Menanteau iTunes RSS
>
EDF va racheter l'activité "réacteur nucléaire" d'Areva Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission

Ce qui était une évidence est aujourd'hui une obligation. Sauf à dilapider le cœur et le cerveau d’Areva, il n’y a plus d'autre solution. Areva est en quasi-faillite. Elle a perdu 5 milliards d'euros d’an dernier. Elle s’enfonce dans ses chantiers EPR, et ses perspectives à moyen terme sont peu encourageantes.

De son côté, EDF, qui ambitionne clairement le rôle de porte-drapeau de la filière nucléaire française, le deviendra une fois avalé ce gros morceau d'Areva : plus de 8 milliards de chiffre d'affaires et 15.000 salariés.
Technologiquement comme stratégiquement, cette option est la plus sensée. Il serait déraisonnable de confier à des intérêts étrangers la remise à niveau et la maintenance de nos 58 réacteurs.

Rude bataille en coulisses

On saura le 3 juin si l’affaire est bouclée, après une réunion au sommet à l'Élysée. D'ici là, la bataille en coulisses va être rude. Sur le prix d'abord. Areva veut vendre au plus haut. Cette branche est inscrite pour 2,7 milliards dans ses livres de comptes. C’est théorique, mais Philippe Varin, le président, veut sauver le plus de meubles possibles. Il en veut donc au moins 1 milliard.

EDF, qui est aussi très endettée, en propose 300 millions. Pas terrible pour une branche qui fait 40% du chiffre d'affaires d’Areva. Mais Jean-Bernard Levy, le nouveau chef électricien, sait qu’il a la main. Il en profite.

Le chantier de l'EPR finlandais aura été le cimetière des ambitions et des prétentions d'Areva

Christian Menanteau
Partager la citation
À lire aussi
Le réacteur d'une centrale nucléaire à Golfech, dans le sud-ouest de la France, le 27 novembre 2012. nucléaire
Canicule : pourquoi la centrale nucléaire de Golfech est mise à l'arrêt

Se pose aussi le problème des garanties. EDF ne veut pas entendre parler des risques potentiels qui entourent encore le chantier de l’EPR finlandais, qui aura été le cimetière des ambitions et des prétentions d'Areva.

Si la vente se réalise, Areva restera un grand producteur d’uranium, un fabricant reconnu de combustible nucléaires et surtout le numéro un mondial du retraitement des déchets nucléaires.

Mais si les deux Français n’arrivent pas à s’entendre, EDF est prêt à récupérer les 1.200 ingénieurs d’Areva spécialisés dans la conception et les calculs de sûreté des réacteurs. Mais dans cette hypothèse, un gros plan social pointerait à l’horizon.

Le consommateur va payer

Dans toutes ces opérations, c'est évidemment le consommateur qui va régler la facture. EDF a d’énormes besoins de cash : au moins 60 milliards pour remettre à niveau ses 58 réacteurs. Nos factures d’électricité vont donc augmenter de 3% en moyenne sur une très longue période.

Ensuite, un deuxième appel va être fait auprès des 47% de contribuables qui aujourd'hui payent des impôts. Le trou d’Areva devra être comblé par l’État.

La note du jour

05/20 à la sénatrice UMP Dominique Sassone. Dans le but de vider de son sens le projet de loi sur la libéralisation des autocars, elle veut imposer un seuil  minimum de 200 kilomètres de trajet entre deux points d’arrêt. Si la distance est plus courte, le conseil général peut interdire le service. Les grandes régions rurales apprécieront.

RTL vous recommande
Lire la suite
EDF Nucléaire Areva
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants