5 min de lecture Brocante

Ce qu'il faut savoir sur la coquelourde, ce buisson facile à cultiver

REPLAY - Au programme, on apprend à cultiver la coquelourde et on découvre la brocante de Maroilles.

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Maison Jardin Cuisine Brocante du 25 juin 2017 Crédit Image : Thierry Denis | Crédit Média : Laetitia Nallet,Sébastien Demorand,Églantine Éméyé,Thierry Denis | Durée : | Date : La page de l'émission
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Thierry Denis

Maison : faire de la décoration jardin avec des objets de tous les jours

Dimanche 25 juin, on propose de la décoration non pas d'intérieur mais d'extérieur. Pour les récupérations de jardin, il faut aller dans le garage et y chercher un vieux pneu de voiture. Avec une peinture aérosol de la couleur de son choix, on peut repeindre le pneu. Ensuite, on met un gros coussin ou un oreiller à l'intérieur, ce qui permet de créer un fauteuil ras les pâquerettes. Pour faire une table, toujours avec un pneu coloré, il suffit de faire découper un rond à la bonne taille dans du bois, de le peindre, ce qui permet d'avoir une table basse assortie

Après le pneu, les passoires. On peut utiliser une vieille passoire en aluminium comme pot de fleurs : on la suspend avec de la ficelle, et on choisit des fleurs qui retombent en cascade. Si une vieille gouttière en zinc n'est plus utile, on peut l'accrocher contre un mur avec des crochets spéciaux pour gouttières qu'on visse. Il faut penser à percer le fond avec des petits trous pour que l'eau s'écoule. 

Et plutôt que de mettre une vieille chaise sur le trottoir, on peut faire un trou dans l'assise pour y glisser un pot de fleurs. Pour cela, il faut prendre un pot, le poser sur la chaise et y dessiner son contour. On réduit ce dessin de 5 millimètres afin que le pot ne tombe pas. Il faut ensuite scier, puis peindre la totalité de la chaise, avant de passer un vernis marin.

Concernant les pots en terre cuite qui ont des traces blanches, ce sont des traces de calcaire qui ressortent parce que la terre cuite est un matériau poreux. Pour les enlever, il faut frotter avec une éponge rugueuse et un peu d'eau vinaigrée. 

Brocante : chiner à Maroilles

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Dimanche 25 juin, c'est le jour de la trente-huitième grande brocante de Maroilles. C’est une des plus grandes du Nord de la France, qui occupe 6 kilomètres de trottoir dans ce petit village de 1.500 habitants, avec 600 exposants en moyenne.

Cet événement est né en juin 1980. C’est l’année du Patrimoine et les associations de Maroilles décident qu’il est temps de faire quelque chose pour la grange dîmière de l’abbaye, qui menaçait de tomber en ruine. Sa toiture s’était effondrée. Elles s’unissent et organisent une grande vente appelée "une ardoise pour la grange" pour sa réfection. Devant le succès de cette première édition, l’événement s’est renouvelé pour devenir, année après année, la brocante authentique qu’on connaît aujourd’hui.

L’organisation se donne du mal pour que tout soit parfait. Par exemple, 200 personnes, toutes bénévoles, sont là, à votre disposition, pour vous guider durant toute la journée. Mais les objets présentés sont surtout de qualité. Le règlement est formel : toute copie est strictement interdite. Et c’est de la pure brocante : les vêtements, les reproductions et le neuf y sont strictement bannis.

Avec l'été, des animations sont prévues. À Maroilles, des groupes de musique, des acrobates et des clowns sont là pour vous divertir entre deux achats. Trente-cinq artisans d’art sont réunis dans deux salles, où l'on peut découvrir leur travail.

Lundi 26 juin, une vente aux enchères est organisée à l’Hôtel Drouot à Paris, autour de nombreux meubles et objets ayant appartenu au couple mythique Montand-Signoret : tableaux, objets d’art, mais aussi disques d’or, scénarios de films annotés par les acteurs, correspondance avec d’autres célébrités (dont Édith Piaf), des photos, le piano d'Yves Montand. Une vente cruciale donc pour les fans et tous les nostalgiques.

Cuisine : les petits pois

Il faut faire vite pour profiter des petits pois avant la fin de la saison. Il est temps de s'attaquer à cette recette immémoriale que l’on consomme plus souvent en boîte que fraîche. Pour quatre personnes, il faut deux kilos de petits pois, à écosser, quatre petites carottes nouvelles, une quinzaine d'oignons grelots, un petit cœur de laitue, une tranche d'un très bon lard fumé (100-120g) à tailler en petits lardons, du beurre et puis si vous le souhaitez du cerfeuil, pas besoin forcément de l’effeuiller, si vous le cuisez deux minutes vous pouvez même lui mastiquer les tiges.

Écossez les petits-pois, pelez les oignons grelots, rincez le cœur de laitue, puis coupez les carottes en fines rondelles. Chauffez le beurre dans une cocotte sur feu moyen, mettez les lardons, faites les revenir, puis ajoutez les rondelles de carottes, la laitue bien effeuillée et un peu coupée, les petits oignons grelots, les petits pois et deux ou trois pincées de sucre. On va ensuite ajouter de l’eau à hauteur, pas trop, on va couvrir et on va laisser cuire comme ça à feu doux pendant une bonne quinzaine de minutes. 

Vous goûtez bien, les petits pois doivent être bien cuits mais pas mous, ils doivent offrir un poil de résistance sous la dent. Ensuite, à la fin, vous rajoutez le cerfeuil, un petit demi-bouquet, encore un coup de beurre, on rectifie, en sel, doucement, à cause du lard qui est déjà salé, le poivre et vous le mangez tel quel ou alors évidemment en garniture d’une belle côte de veau, d’un carré d’agneau.

Si le parfum du cerfeuil ne vous emballe pas, vous pouvez simplement ajouter à vos petits pois deux petites cuillères à soupe de persil frisé du jardin, que vous ajoutez juste avant de servir, pour lui préserver sa texture et sa couleur.

Jardin : la coquelourde à cultiver

C'est une fleur de jardin de Curé, la coquelourde, ou Lychnis coronaria en latin. Il y en avait autrefois dans tous les jardins. Son feuilletage est mi-blanc mi-argent et doux au toucher. En hiver les touffes n’ont guère plus qu’une dizaine de centimètres. Mais elles poussent vite et donnent en juin et au mois de juillet de beaux buissons de 60 centimètres de haut sur autant de large, couverts de fleurs rouges et grandes comme des pièces de deux euros. Ces fleurs sont à touche-touche et flashent au soleil. 

C'est facile à cultiver, le rêve pour les jardins de vacances laissés en liberté. Il y a cependant un secret dont il faut se rappeler : elle aime le soleil, et n'a besoin que du minimum : terre pauvre, terre sèche, talus, remblais : voilà son domaine. Dans les jardins bichonnés et engraissés, la coquelourde est mollassonne. C’est à la dure qu’elle se plaît.

Après sa floraison, quand il fait sec et que la nature est sans pitié, elle s’endort à moitié et même souvent disparaît. Mais non sans avoir dispersé des milliers de graines à son pied. Des graines qui vont germer avec les pluies de septembre quand la nature redevient clémente et qui seront adultes en juin et en juillet de l’année d’après. Si vous ne souhaitez pas être envahi par les coquelourdes, un coup de binette fait place nette. Vous ne garderez que les plants que vous souhaitez. On peut en trouver des paquets de graines dans les jardineries, pour quelques euros et on peut les semer en été, sur place, à la volée et laisser faire la nature.

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