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Areva : aucun licenciement en France n'est envisagé assure Emmanuel Macron

Pour le ministre de l'Économie, les salariés ne doivent pas être "la variable d'ajustement" d'Areva, qui a annoncé jusqu'à 4.000 suppressions d'emplois dans l'Hexagone.

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, le 12 mai 2015.
Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, le 12 mai 2015. Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
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Après l'annonce d'Areva, début mai, de la suppression de 4.000 emplois dans l'Hexagone, Emmanuel Macron assure dans une interview à l'Usine Nouvelle qu'en "France, aucun licenciement n'est envisagée". "L'État ne saurait remettre au pot sans regard sur la stratégie industrielle" du groupe nucléaire, détenu à près de 87% par des capitaux publics, ajoute le ministre de l'Économie, dans cette interview mise en ligne ce lundi 18 mai sur le site du magazine économique.

"En France, aucun licenciement n'est envisagé. Ce ne sont pas les salariés, les ingénieurs, les ouvriers, en particulier dans des secteurs où la sûreté est fondamentale et où il faut des années pour les former, qui doivent être la variable d'ajustement (des) erreurs stratégiques et de la transformation du marché", affirme-t-il. Mais le ministre ajoute que "cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des efforts de compétitivité à engager", ce qui sera "l'objet de la négociation sociale qui s'ouvre".

Il ne s'agit pas d'un simple Meccano, mais de la refonte en profondeur de notre politique nucléaire

Emmanuel Macron
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Pour Emmanuel Macron, "l'organisation la plus efficace" de la filière nucléaire française passe par "de nouveaux liens commerciaux entre EDF et Areva" et "c'est aux industriels de faire les propositions". "La question, c'est jusqu'où va le rapprochement en termes industriel et capitalistique entre les acteurs", explique-t-il. "L'État prendra ses responsabilités", mais "je suis prudent car l'État ne saurait remettre au pot sans regard sur la stratégie industrielle", poursuit-il.

"Nous attendons donc le projet des industriels et nous prendrons les décisions nécessaires", résume le ministre. "Il ne s'agit pas d'un simple Meccano, mais de la refonte en profondeur de notre politique nucléaire", souligne-t-il.

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Le groupe Areva a annoncé le 7 mai qu'il allait supprimer 5.000 à 6.000 emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre de son plan de redressement. La firme nucléaire en difficulté emploie actuellement environ 44.000 personnes dans le monde, dont 29.000 en France. Le directeur général d'Areva, Philippe Knoche, a répété à plusieurs reprises que le groupe ferait tout pour que les éventuels départs se fassent sur la base du volontariat. Le ministère de l'Économie a demandé de tout faire pour "éviter les licenciements contraints" et recevra les syndicats du groupe ce vendredi 22 mai.

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