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Alstom : Macron autorise le rachat par General Electric

Bercy a donné son feu vert au rachat des activités énergétiques d'Alstom par l'Américain General Electric, comme annoncé au printemps.

Emmanuel Macron, le 12 février 2014, à San Francisco. (archives)
Emmanuel Macron, le 12 février 2014, à San Francisco. (archives) Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
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Son approbation était nécessaire. Emmanuel Macron a autorisé le rachat de l'essentiel des activités énergétiques d'Alstom par General Electric.  "Emmanuel Macron (...) a accordé aujourd'hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d'investissement en France avec Alstom et la constitution d'une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l'énergie", indique le ministère de l'Économie et de l'Industrie dans un communiqué.

"Emmanuel Macron s'est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l'Etat, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l'approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opération", insiste le ministère dans le communiqué. "Le nouveau groupe Alstom, par le biais de cette transaction, disposera de tous les moyens pour développer un champion français et européen dans le secteur des transports", ajoute-t-il. Alstom a convoqué une assemblée générale de ses actionnaires le 19 décembre pour qu'ils se prononcent sur cette opération.

Un rachat à 12,35 milliards d'euros

Le conglomérat américain GE a mis 12,35 milliards d'euros sur la table pour racheter l'essentiel des activités énergétiques d'Alstom, qui représentent 70% du chiffre d'affaires du groupe français. En pleine bataille pour le rachat du pôle énergie d'Alstom, convoité également par le tandem Siemens-Mitsubishi Heavy Industries, le gouvernement s'était doté le 14 mai d'un décret élargissant notamment à l'énergie et aux transports son droit de veto en cas de visées étrangères sur des entreprises stratégiques françaises.

L'équipementier français, qui fabrique les TGV, créera aussi avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur. Dans le même temps, il va lui racheter son activité de signalisation ferroviaire pour renforcer son pôle transport, sur lequel il entend se recentrer à l'avenir. Le projet d'alliance avait été scellé par un protocole d'accord signé le 21 juin par les deux groupes et l'Etat après deux mois de rebondissements et a été confirmé mardi 4 novembre par les parties prenantes, a souligné le ministère.

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L'état français s'est aussi donné 20 mois à partir de la clôture des opérations, attendue au premier semestre 2015, pour acquérir 20% du capital d'Alstom sur le marché ou auprès de Bouygues, principal actionnaire du groupe avec une part de 29,4%. Dans l'intervalle, Bouygues a accordé un prêt de titres à l'Etat, qui permet à ce dernier d'avoir des relais au conseil d'administration et de peser sur la stratégie.

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