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Alors que 670 emplois sont menacés, l'unique offre de reprise de Fibre Excellence jugée insuffisante par le gouvernement

En redressement judiciaire depuis avril, Fibre Excellence cherche toujours un repreneur. Le gouvernement estime que la seule offre de reprise ne présente pas assez de garanties, tandis que les salariés réclament un soutien de l'État pour sauver les 670 emplois menacés.

Le 21 avril 2026, à Toulouse, des employés de Fibre Excellence devant le tribunal de commerce.

Crédit : Frédéric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L'unique offre de reprise de Fibre Excellence jugée insuffisante selon le gouvernement

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Diane Berger - édité par Corentin Alloune

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L'inquiétude des salariés de Fibre Excellence, fleuron de l'industrie française et basé à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), monte. La dernière entreprise de production de pâte à papier en France est en redressement judiciaire depuis le 27 avril 2026 et cherche toujours un repreneur.  670 salariés sont menacés. Mais la seule offre de reprise "ne présente pas les garanties nécessaires", selon Sébastien Lecornu, le Premier ministre. 

Le gouvernement trouve irréaliste la seule offre de reprise sur la table. Portée par la direction actuelle et soutenue par plusieurs syndicats, celle-ci pourrait tenir si l'État faisait un effort, selon Jean-Michel Bulinge, délégué syndical de la CGT. "Notre procès fait qu'on est en excédent vapeur, donc l'excédent de cette vapeur nous sert à produire de l'électricité", détaille-t-il.

Un modèle économique fragilisé

Cette électricité était d'ailleurs revendue pour compléter les finances de l'entreprise. "Les données ont changé ces dernières années. Le prix du bois a pris 150%. Aujourd'hui, l'équation énergétique des sites n'est plus favorable et au contraire, elle nous met en déficit", explique Jean-Michel Bulinge. 

Concrètement, il faudrait donc, d'après lui, que l'État garantisse le prix de rachat de cette électricité. Cela pourrait rassurer des investisseurs mais le gouvernement ne semble pas convaincu. "On a l'impression qu'il baisse un peu les bras. Il veut un véritable projet industriel, mais un projet industriel, ça ne se monte pas en 15 jours. Dans ces cas-là, que l'État se mobilise pour nous donner du temps", témoigne le délégué syndical au micro de RTL. Et le temps commence à manquer. Le tribunal de commerce de Toulouse examinera l'offre de reprise mercredi 24 juin 2026.

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