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Air France : "La violence, soit on la condamne soit on l'encourage", estime le PDG Alexandre de Juniac

REPLAY - REPLAY / LE GRAND JURY - Le PDG du groupe Air France-KLM s'est dit "profondément choqué" par ces "violences inqualifiables" qui ont eu lieu le 5 octobre dernier.

Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM, invité du Grand Jury sur RTL dimanche 18 octobre 2015
Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM, invité du Grand Jury sur RTL dimanche 18 octobre 2015
Crédit : RTL / Romain Boé / Abacapress
Alexandre de Juniac, invité du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI
26:59
Alexandre de Juniac, invité du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI
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Air France : "La violence, soit on la condamne soit on l'encourage", estime le PDG Alexandre de Juniac
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Benjamin Sportouch & Julien Absalon

Près de deux semaines après les incidents du 5 octobre dernier, le PDG d'Air France-KLM, s'est exprimé pour la première fois à la radio et la télévision à l'occasion du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, dimanche 18 octobre. Alexandre de Juniac s'est dit "profondément choqué" par ces "violences inqualifiables" qui ont eu lieu à l'occasion du comité central d'entreprise. "Ces actes sont le fait qu'une petite minorité complètement incontrôlée. Comment est-ce possible dans une entreprise comme Air France, aussi remarquable par la qualité de son dialogue sociale et de l'attention portée aux salariés ?", a-t-il déclaré.

Le dirigeant de la compagnie aérienne a ainsi estimé qu'il fallait être intransigeant avec ces agressions : "Je considère que la violence physique ne doit jamais être acceptée. Soit on la condamne, soit on l'encourage". Une déclaration visant directement Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui dit "ne pas cautionner" ces actes mais refuse des les condamner.

Ce n'est pas le vrai visage d'Air France

Alexandre de Juniac

Dans le cadre de l'enquête sur ces incidents, cinq salariés ont été interpellés par les forces de l'ordre puis mis à pied. Des arrestations qui ont suscité un certain émoi, ces employés ayant eu le sentiment d'être traités comme des "terroristes". Alexandre de Juniac se refuse toutefois de commenter ces méthodes. "Laissons la justice faire son travail", a-t-il affirmé avant d'indiquer que des licenciements pourraient être prononcés car il s'agit d'"une des sanctions possibles" pouvant être décidées à l'issue des 18 procédures disciplinaires.

Assurant que la "grande majorité des salariés a été très choquée" par les images saisissantes de ces incidents, Alexandre de Juniac estime que tout cela est "destructeur". "Ça a porté atteinte terriblement à l'image d'Air France mais aussi de la France. Que le monde entier assimile Air France et la France à ces images, c'est inimaginable. Quand vous pensez à l'effort des 100.000 salariés, c'est injuste pour eux (...) Ce n'est pas le vrai visage d'Air France, ça ne le sera jamais", a-t-il lancé.

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Enfin, lorsqu'il lui a été demandé s'il avait songé à démissionner, Alexandre de Juniac a répondu d'un simple "non". Il estime ainsi avoir été nommé pour une mission "exaltante" et "formidable" visant à "redresser" et remettre les "fleurons" Air France et KLM sur la "voie de la croissance".

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