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Agroalimentaire : Heinz et Kraft Foods signent un accord de fusion

REPLAY / ÉDITO - Kraft Foods et Heinz vont s'unir pour constituer le 5ème groupe alimentaire mondial. Le chiffre d'affaires du duo s'élève à 45 milliards de dollars.

Agroalimentaire : Heinz et Kraft Foods signent un accord de fusion
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Agroalimentaire : Heinz et Kraft Foods signent un accord de fusion
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Le roi du Ketchup et celui de la saucisse vont s'unir. C'est un nouveau géant de l’agroalimentaire qui pointe le nez. C’est un tournant pour cette industrie. C'est aussi l’annonce de futures grandes manœuvres dans un univers qui doit faire face à une panne de croissance et à une forte évolution des attentes des consommateurs.

La fusion qui associe Kraft Foods et Heinz, c’est en fait le mariage de centaines de produits alimentaires industriels qui peuplent nos garde-manger depuis des lustres. Ce ne sont pas toujours les plus fins ni les plus délicats, mais leur volume en font le nouveau numéro 3 américain et le cinquième conglomérat mondial. De la saucisse au Ketchup jusqu'au fromage et au café, on peut faire tout un repas - ou plutôt une séquence alimentaire - avec ce nouveau duo qui pèse 45 milliards de dollars.

Une fusion sous drapeau brésilien

Pour les investisseurs, l’intérêt d'une telle fusion est double. D'abord, ils vont élargir la gamme des produits proposés sur les grands marchés mondiaux. C'est une arme décisive pour gagner sa place dans les rayons des grandes chaînes de distribution.

Le second intérêt, c'est de consolider "le modèle agroalimentaire à l'américaine" pour réussir une indispensable transformation. Partout, les consommateurs aspirent à plus de naturels et à plus de qualité. Pour réussir cette mutation, il faut avoir les reins solides. Surtout quand on a bâti tout son succès sur une approche qui utilise en priorité les techniques de l’industrie de masse.

Une arme décisive pour gagner sa place dans les rayons des grandes chaînes de distribution

Christian Menanteau
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Cette fusion a un nom américain, mais elle se fait sous drapeau brésilien. Derrière toutes ces grandes manœuvres qui bouleversent l’industrie agroalimentaire mondiale, il y a aujourd'hui la patte du Brésil. Si la Chine est le prédateur de nos industries, le Brésil est le nouvel ogre de l’agroalimentaire. Il se déploie sans tapage, mais il est déjà le numéro 1 mondial de la bière (avec Budweiser, Corona, Leffe ou Stella Artois), numéro 1 de la viande (avec JBS), du jus d’orange et de la banane.

Il est aussi le patron chez Burger King, celui du café Maxwell ou du fromage Philadelphia. Citons aussi le volailler français Doux, qui est en partie brésilien. La liste des emplettes est très longue. À la mesure des ambitions de ce pays dans ce domaine.

Coût social lourd

Ces grandes fusions sont-elles utiles ? Pour les investisseurs, c'est une certitude. Pour l’emploi, en revanche, le coût social devrait être lourd.

Les gestionnaires brésiliens sont réputés pour leur brutalité. Ils exigent déjà de cette fusion 1,5 milliard d’économies par an d’ici 2017. Du coup, si la rentabilité immédiate semble assurée, le futur de ces entreprises, lui, est plus incertain.

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