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Une élève allemande reçoit son bulletin scolaire en 2021 (image d'illustration).
Crédit : Martin Wichmann / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
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Assis en tailleur au pied de la grille noire de leur lycée, ces élèves de Terminale dégainent leur téléphone portable. Ils viennent de recevoir, sur Pronote, la dernière appréciation de leur professeur de mathématiques.
"Vous pouvez et devez mieux faire", " une grande appétence pour les mathématiques", est-il écrit sur les bulletins des garçons. "Vous avez de la bonne volonté, ne vous découragez pas", "il est agréable d'avoir Mahou en cours, elle est vivante et donne une impulsion", peut-on lire pour les filles, qui ne sont pas si étonnées par ces commentaires.
"Les appréciations sont différentes pour les garçons et les filles. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de garçons qui ont 'vivant' sur leur bulletin. On va dire qu'ils participent beaucoup", note la jeune fille, ajoutant que les profs "vendent mieux" les filles que les garçons. Ces quatre élèves ont pourtant exactement la même moyenne : 11/20.
En analysant les bulletins scolaires de 600.000 élèves de Terminale scientifique entre 2013 et 2017, deux scientifiques de l'institut des Politiques Publiques (IPP) en sont venues à la conclusion que les professeurs utilisaient un vocabulaire genré quand venait l'heure de remplir les bulletins. Concrètement, cela veut dire qu'ils s'adressent différemment à leurs élèves selon leur sexe.
L'étude publiée ce mardi 13 janvier 2026 révèle, qu'à niveau comparable, les enseignants insistent plus sur les lacunes des adolescentes et les invitent à ne pas abandonner. Alors que, pour les garçons, les professeurs soulignent leurs compétences et le fait qu'ils peuvent y arriver.
"Plus la matière est connotée masculine, comme les maths et la physique, plus on va retrouver, pour les garçons, des mots qui vont souligner leur curiosité, leurs intuitions, leurs passions. Pour des filles qui ont le même niveau, on va plutôt insister sur leurs hésitations, leurs fragilités, leurs failles", remarque Marion Monnet, l'une des deux chercheuses qui signent l'étude de l'IPP, au micro de RTL.
Reste à savoir si ce vocabulaire genré a un impact sur l'orientation post-bac. Selon les deux chercheuses, il est limité. Tout d'abord parce que les adolescentes prennent positivement les remarques qu'on leur fait. Et aussi parce que les filles ont souvent de meilleures notes que les garçons en mathématiques ou en physique-chimie.
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