2 min de lecture Société

Violences gynécologiques : un rapport tire la sonnette d'alarme

Le Haut conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes demande la réalisation d'une enquête de santé publique sur la question.

Une animatrice de radio a décidé de diffuser son accouchement en direct sur les ondes de sa station
Une animatrice de radio a décidé de diffuser son accouchement en direct sur les ondes de sa station Crédit : Unsplash/Aditya Romansa
studio-rtl
La rédaction numérique de RTL
et AFP

"La meilleure contraception, c'est de fermer les cuisses", "Si je vous fais mal, c'est parce que vous êtes trop grosse"... Les témoignages sur les violences obstétricales et gynécologiques se multiplient sur les réseaux sociaux. À tel point que le Haut conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) appelle à "une prise de conscience" sur le sujet. 

"L'ampleur des témoignages révèle qu'il ne s'agit pas de faits isolés", relève le HCE dans un rapport remis vendredi 29 juin à Marlène Schiappa, qui l'avait commandé l'été dernier pour "objectiver ce phénomène". L'institution y appelle à une "prise de conscience des pouvoirs publics", proposant 26 recommandations pour "prévenir (ces actes), faciliter leur signalement et leur condamnation", avec en premier lieu la réalisation d'une enquête de santé publique sur la question. 

Le rapport fait état de 6 types de faits récurrents : la non prise en compte de la gêne d'une patiente; les jugements sur la sexualité, le poids ou le désir d'enfant; les injures sexistes; les actes exercés sans consentement; le refus d'actes et les violences sexuelles

À lire aussi
Des billets de dollars américains (Illsutration) Amérique du Nord
États-Unis : la générosité incroyable des passagers d'un avion envers une professeure

Des gestes médicaux non-consentis

Parmi eux, le recours sans consentement à l'épisiotomie (incision du périnée afin de laisser passer le bébé) a été particulièrement pointé du doigt. En France, près d'un accouchement sur cinq donne lieu à une épisiotomie, et dans un cas sur deux, la femme déplore l'absence d'information, rappelle le HCE. 

Un constat alarmant face auquel l'institution souhaite agir. Ainsi, "pour une plus grande transparence et une amélioration des pratiques", il propose de rendre publiques les données par maternité (épisiotomie, césarienne, déclenchement) et de créer un entretien post-natal obligatoire pris en charge par la Sécurité sociale. 

Pour rappel, entre 15 et 45 ans, une femme aura environ cinquante consultations gynécologiques et obstétricales (frottis, renouvellement de contraception, IVG, consultation avant et après accouchement). Or, le caractère intime de ces consultations est "souvent insuffisamment pris en compte" par les professionnels, pointe également le HCE. 

"La formation est centrée sur la technique au détriment de la relation humaine, et l'obligation légale d'une formation sur les violences sexistes reste insuffisamment déployée", dénonce-t-il, appelant particulièrement à l'étude de "la bientraitance et du consentement". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Société Sexisme Gynécologie
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7793913400
Violences gynécologiques : un rapport tire la sonnette d'alarme
Violences gynécologiques : un rapport tire la sonnette d'alarme
Le Haut conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes demande la réalisation d'une enquête de santé publique sur la question.
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/violences-gynecologiques-un-rapport-tire-la-sonnette-d-alarme-7793913400
2018-06-29 02:39:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/QC0iPVHoLkL8w6bsl4tPXQ/330v220-2/online/image/2018/0223/7792397370_une-animatrice-de-radio-a-decide-de-diffuser-son-accouchement-en-direct-sur-les-ondes-de-sa-station.jpg