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Viol sur des enfants en Isère : la femme du directeur d'école "culpabilise" car elle n'a "rien vu"

REPLAY - L'épouse du directeur d'école écroué pour viol aggravé se sent "terriblement coupable" depuis la révélation des faits alors que neufs plaintes ont déjà été déposées.

Un policier municipal devant l'école élémentaire où un directeur d'école est soupçonné d'avoir violé des jeunes filles à Villefontaine (Isère)
Un policier municipal devant l'école élémentaire où un directeur d'école est soupçonné d'avoir violé des jeunes filles à Villefontaine (Isère)
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
"Je culpabilise car je n'ai rien vu", dit la femme du directeur d'école accusé de viols
01:23
Raphaël Vantard & Claire Gaveau

L'épouse du directeur d'école présumé pédophile a livré une première interview au Dauphiné Libérée. Alors qu'une marche silencieuse est organisée ce samedi à Villefontaine en la mémoire des enfants, Muriel s'en veut de n'avoir rien remarqué alors que 14 familles ont signalé des faits et neuf plaintes ont été déposé contre son mari. "Je culpabilise car je n'ai rien vu", a-t-elle déclaré avant de définir les actes de son mari en trois mots : "intolérable", "horrible" et "brutal"

"Comment ai-je pu ne rien voir en 18 années de vie commune", s'interroge-t-elle. "En vivant à ses côtés, j’étais censée être la première à voir que quelque chose n’allait pas", explique Muriel qui se sent aujourd'hui "terriblement coupable"

"Ma fille allait se faire opérer, c'était ma priorité"

Pourtant, elle aurait pu cerner la personnalité de son mari quand en 2008, il est condamné pour pédopornographie. Mais à l'époque, elle vient de donner naissance à deux grands prématurés et ne pense qu'à ça. "Ils sont restés hospitalisés plusieurs mois, j’étais tous les jours auprès d’eux à Lyon (...) Ma fille allait se faire opérer, c’était ma priorité", raconte-t-elle au quotidien.

Elle fait alors confiance à son mari et ne réalise pas vraiment cette condamnation. "Il m’a alors raconté que ce n’était pas lui qui avait consulté les photos, mais d’autres internautes en m’assurant que la connexion wifi de la maison n’était pas sécurisée". Pleine de remords, cette femme occupe désormais toutes ses journées à protéger ses deux enfants. 

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