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Vigilance météo, suivi des personnes vulnérables, mobilisation des secours... Qu'est-ce qui a changé depuis la canicule de 2003 ?

Vingt ans après la canicule de 2003, la France a renforcé ses dispositifs d’alerte et de protection face aux fortes chaleurs. Plusieurs mesures ont été mises en place pour limiter les risques sanitaires dès 2004, notamment pour protéger les personnes âgées, premières victimes des épisodes de chaleur.

Pendant la canicule, il est important de boire de l'eau (illustration)

Crédit : BERTRAND GUAY / AFP

Simon Habart, porte-parole de la Sécurité civile : "Hydratez-vous tous et surtout les personnes âgées qui ne ressentent pas la soif"

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Anne-Sophie Lapix & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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Le 2 au 17 août 2003, la France a connu sa canicule la plus meurtrière depuis 1950, avec une surmortalité de 15.000 décès, dont 87 % étaient des personnes âgées selon l’INED. Resté profondément ancré dans la mémoire collective, cet événement a conduit à la mise en place d'une journée de solidarité, une journée de travail supplémentaire, souvent fixée au lundi de Pentecôte, pour financer l’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées.    

En mai 2004, le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Douste-Blazy, a lancé le plan national canicule, toujours en vigueur aujourd'hui, pour mieux prévenir les risques liés aux fortes chaleurs.

Qu'est-ce qui a changé depuis ? RTL fait le point. 

Un meilleur système de vigilance

Tout d'abord, Météo France assure désormais une veille quotidienne du 1er juin au 15 septembre, afin d'alerter la population en cas de fortes chaleurs. Ce dispositif repose sur un système de vigilance à quatre couleurs : vert (températures habituelles pour la saison), jaune (épisodes de chaleur et pics de chaleur), orange (canicule), rouge (canicule extrême). Lorsque les températures atteignent des niveaux particulièrement élevés, le numéro vert Canicule Info Service est activé afin d'informer le public sur la situation et de diffuser des recommandations de prévention.

À écouter aussi

"A partir du moment où on est sur une vigilance orange, les préfectures vont se mettre en ordre de marche et, à travers elles, il y a tous les acteurs des chaînes de secours qui vont fonctionner", explique le capitaine Simon Habart sur RTL, porte-parole de la sécurité civile. Entre autres, les préfectures coordonnent les actions des inter-services avec les Agences régionales de santé (ARS), le Samu, les pompiers et les associations agréées de sécurité civile.

Des personnes âgées mieux prises en charge

La vulnérabilité des personnes âgées face aux vagues de chaleur fait désormais l'objet d'une attention renforcée. Les mairies doivent désormais tenir des "registres communaux de personnes jugées vulnérables", assure-t-il. Les seniors isolés de plus de 65 ans, ainsi que les plus de 60 ans en situation de handicap, feront l’objet d’une plus grande surveillance. Les personnes inscrites sont contactées par les mairies, et, dans certains cas, des équipes peuvent se présenter à leur domicile si elles ne répondent pas.

Autre évolution majeure : les Ehpad doivent être équipés de salles climatisées à disposition des résidents.

Simon Habart souligne également le renforcement des moyens des sapeurs-pompiers et des services départementaux d'incendie et de secours, dont "les moyens et les ressources humaines pour pouvoir secourir la population" ont été considérablement augmentés. Il le rappelle : de nombreux véhicules sont aujourd'hui financés par la Direction Générale de la Sécurité Civile afin de renforcer les effectifs présents sur le terrain et d'améliorer la prise en charge des personnes en difficulté. 

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