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VIDÉO - Le proxénétisme en plein essor dans les cités

Dans les quartiers, le proxénétisme est devenu une activité florissante. Des filles perdues qui rêvent d'ascension sociale se voient en nouvelle Zahia et sont récupérées par des caïds qui ont flairé le nouveau filon. Enquête sur ces jeunes proxénètes et "leurs filles" pour la plupart mineures.

Le proxénétisme dans les cités (illustration)
Le proxénétisme dans les cités (illustration)
Crédit : Sophie Merle / M6
Prostitution dans le cités : enquête sur un phénomène inquiétant
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Sophie Merle & La rédaction de M6

La promesse d'argent facile et une image glamourisée de la prostitution… "Il y a beaucoup de jeunes filles qui disent 'moi je ne suis pas prostituée, je suis escorte'", explique Maître Vanina Méplain. Jean-Marc Droguet, à la tête d'un service d'enquête spécialisé, lui, évoque "des petits caïds reconvertis en proxénètes amateurs mais dont les bénéfices peuvent atteindre des sommes avoisinant par mois entre 10.000 et 15.000 euros". 

Cette nouvelle forme d'exploitation sexuelle prospère hors des réseaux de prostitution internationaux. Nous avons rencontré une jeune femme, que nous appellerons Maya, dont le calvaire a commencé à ses 18 ans. En rupture avec sa famille, elle nous raconte comment, elle est tombée dans les griffes d'un proxénète. 

"On s'est retrouvés dans un hôtel il y avait moi et deux autres filles, on l'a rencontré il m'a dit que tout se passerait bien, qu'on aurait notre argent chaque semaine". Droguée, séquestrée, violée... Pendant 4 mois, la jeune femme tente de survivre dans cet enfer : "Il nous a menacé, si on ne faisait pas au moins 500 euros la journée on mangeait pas". Puis Maya parvient à s'enfuir. Aujourd’hui, elle garde encore des séquelles : "Je ne me regarde pas, j'ai honte de mon corps. C'est comme des cicatrices". 

La cible, ce sont des filles âgées de 14 à 25 ans, souvent en difficulté

Jean-Marc Droguet, enquêteur spécialisé

Ces micros réseaux comme celui dans lequel s'est retrouvée Maya, sont longtemps restés sous le radar des autorités. Jean-Marc Droguet a vu le phénomène émerger il y a 5 ans. "En moyenne, c'est entre 5 et 7 personnes, ce sont des groupes criminels au départ des gens qui se connaissent qui sont des seconds couteaux de différents petits trafics et qui décident de recruter des filles". 

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Il explique que "le recrutement se fait via les réseaux sociaux avec la promesse de s'enrichir rapidement. La cible, ce sont des filles âgées de 14 à 25 ans, souvent en difficulté". Puis, c'est toujours sur internet que les proxénètes proposent les charmes de leurs recrues. De 100 à 150 euros la passe, ce commerce illégal rapporte gros mais uniquement aux proxénètes. En moyenne, 1 million et demi d'euros par an selon les services de police. Les filles, elles, ne gagnent rien.

Les rencontres ont lieu, dans le secret d'appartements ou d'hôtels bon marché. Comme celui, situé, en bordure de voie rapide, où nous interrogeons le responsable : "Il y a eu des cas de prostitution dans votre établissement ? Oui, ça s'est passé au jour de l'an. Ils étaient trois, 2 garçons et une fille". 

En 2015, 21 dossiers de ce type ont été recensés. Leur nombre dépasserait à présent la centaine. 

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