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VIDÉO - Attentats à Paris : l'un des terroristes s'est fait passer pour un membre du GIGN auprès d'otages retranchés dans une loge

Quarante personnes réfugiées dans un cagibi ont réussi à échapper à l'un des trois terroristes qui tentait de se faire passer pour un membre des forces d'intervention, en votant, d'une courte tête, contre l'ouverture de la porte.

Le Bataclan le 22 décembre 2015
Le Bataclan le 22 décembre 2015
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet

Ils étaient quarante hommes et femmes à s'être réfugiés dans un cagibi de 9 mètres carrés à peine, après l'irruption de trois terroristes, le 13 novembre au Bataclan. Trois heures d'horreur. Pour se protéger, ils avaient bloqué la porte à l'aide d'un canapé et un mini-frigo, seuls remparts entre eux et un terroriste qui tentait d'ouvrir la porte. Devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, présidée par le député Les Républicains du Rhône, Georges Fenech, l'une des victimes prises au piège, ce soir-là, a témoigné de cette soirée, le 15 février dernier. 

Caroline Langlade, raconte calmement : "À chaque coup donné par le terroriste, on a tous tenu la porte, tenu le frigo, tenu le canapé...". Elle poursuit un récite effroyable : "J'ai fait éteindre la lampe, fermer les fenêtres, afin qu'on ne soit pas vus, (...) pour que le terroriste ne voit pas combien nous étions en regardant par l'interstice de la porte, qui s'entrebâillait à chaque coup qu'il donnait".

Après un long silence, le terroriste reprend la parole, se faisant alors passer pour un membre des forces d'intervention. "Ouvrez la porte, c'est le GIGN, je viens vous sauver", lance-t-il de l'autre côté de la porte. Méfiants et terrorisés, les otages procèdent à un vote à main levée. Le non l'emporte d'une courte majorité, un résultat qui leur a sauvé la vie. 

Un geste fou permet de les libérer

Après la mort des terroristes, les membres de la BRI tentent de faire sortir les quarante personnes retranchées. Les fonctionnaires doivent convaincre les victimes qu'ils sont bien là pour les aider. Un mot de passe et un code sont transmis via le téléphone d'un ami d'une personne retranchée se trouvant près du Bataclan.

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Au final, c'est un geste fou qui a dénoué la situation. L'un des otages retranchés a foncé vers la fenêtre de la loge, l'a ouverte, au risque d'être pris pour un terroriste et d'être abattu. Il a crié dans la rue : "Maintenant ça suffit, vous en êtes où ? Est-ce que c'est vous qui êtes derrière la porte ? On veut sortir !".

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