2 min de lecture Environnement

VIDÉO - "Airpocalypse" : un timelapse montre l'impressionnant nuage de pollution à Pékin

Ces images ont été prises lundi 2 janvier, alors que la Chine est en proie au passage d'un nouveau nuage polluant très dangereux pour la santé.

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Time lapse: Smog rolling into Beijing Crédit Image : STR / AFP |
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Camille Kaelblen
et AFP

Début d'année très enfumé pour la Chine. Le 1er janvier, Pékin s'est réveillée dans un épais brouillard, le "smog". Cette fumée toxique contient une concentration de particules fines nocives 20 fois supérieures aux normes internationales et provient du passage d'un nouveau nuage polluant au-dessus du pays. Sur ce timelapse filmé lundi 2 janvier et diffusé par le média en ligne New China TV, on constate la diffusion impressionnante de la fumée au-dessus de la ville. Celle-ci limitait la visibilité à une centaine de mètres, plongeant les rues de la ville et les buildings dans un brouillard grisâtre, et s'accompagnait d'une odeur âcre.

Depuis jeudi 29 décembre, la capitale chinoise est en effet placée en "alerte orange" à la pollution. Un niveau qui entraîne l'interdiction de circulation des véhicules les plus polluants et la réduction d'activités de certaines usines.

Ce nouveau pic de pollution est particulièrement dangereux pour la santé puisque les particules pénètrent profondément dans les poumons. La concentration de particules dépassait dimanche 1er janvier 500 microgrammes par m3 selon le site aqicn.org, qui s'appuyait sur les relevés de l'ambassade américaine. Un niveau bien au-dessus du seuil maximal de 25 microgrammes recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour 24 heures. 

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Les habitants expriment leur colère sur les réseaux sociaux

La pollution atmosphérique que connaît actuellement la Chine provient notamment de la combustion du charbon utilisé pour le chauffage et la production d'électricité, qui augmente en hiver. Entre le 16 et le 21 décembre, plusieurs grandes villes du nord de la Chine, dont Pékin, avaient connu un épisode de très grave pollution et avaient été placées en "alerte rouge", le niveau maximum d'alarme qui avait nécessité la fermeture d'écoles, l'arrêt de la production industrielle, l'interruption des chantiers et la circulation alternée.

Les prévisions météorologiques officielles prévoient que l'actuel nuage de pollution "se dissipe progressivement" à partir du 5 janvier, à la faveur d'un courant d'air froid. En attendant, les habitants de la capitale expriment leur désarroi sur les réseaux sociaux : "Pourquoi donc n'ont-ils pas déclenché l'alerte rouge? Parce que cela ferait mauvais genre pour le premier jour de l'année?", s'agaçait un internaute sur la plateforme de microblogs Weibo, tandis qu'un autre expliquait avoir brûlé deux feux rouges "faute de les voir" à proximité de la place Tianan'men.

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2017-01-02 12:43:00
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