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Une nouvelle compagnie de trains entre Paris, Nantes et Bordeaux : ce que l'on sait sur Velvet, le futur rival du TGV

Velvet, nouvelle compagnie ferroviaire privée, a franchi une première étape en obtenant sa licence d’entreprise ferroviaire. Porté par Rachel Picard et Tim Jackson, le projet vise un lancement en 2028 sur les liaisons à grande vitesse entre Paris et la façade Atlantique, avec l’ambition d’augmenter l’offre face à la SNCF.

Un train Velvet sur les rails à La Rochelle le 16 avril 2026, devant l'usine Alstom.

Crédit : Philippe LOPEZ / AFP

Eléonore Aparicio & AFP

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Velvet se rapproche des quais. La compagnie ferroviaire a annoncé, mardi 1er septembre, avoir obtenu du ministère des Transports sa licence d'entreprise ferroviaire. Une étape indispensable pour cette nouvelle venue qui entend faire ciruler ses premiers trains à grande vitesse en France à partir de 2028. 

Cette licence constitue un premier sésame mais ce n'est pas une autorisation définitive de faire circuler ses trains. Velvet devra encore obtenir notamment le Certificat de Sécurité Unique (CSU) nécessaire pour mettre en route ses trains. 

"La licence est une étape importante: elle nous autorise à aller plus loin dans la préparation de nos trains, de nos équipes et de nos procédures", a commenté la présidente de Velvet, Rachel Picard, citée dans le communiqué.

De Proxima à Velvet

Derrière ce nouveau nom se cache un projet lancé initialement sous celui de Proxima. Présenté en 2024, il est porté par Rachel Picard et Tim Jackson. La première a notamment dirigé SNCF Voyages et participé au développement de voyages-sncef.com ainsi qu'à la transformation de Gares & Connexions. Tim Jackson a, de son côté, fondé Alpha Trains, société spécialisée dans la location de matériel ferroviaire, avant d'occuper des responsabilités au sein de RATP Dev. 

Le projet a rapidement attiré l'attention par l'ampleur des moyens mobilisés. Antin Infrastructure Partners a levé 1 milliard d'euros pour financer Velvet, notamment l'achat de son matériel roulant et le lancement de son exploitation. La société se présente aujourd'hui comme la "première compagnie française indépendante de train à grande vitesse". Elle entend profiter de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs pour s'installer sur certaines lignes les plus fréquentées de l'ouest de la France. 

Douze trains à grande vitesse commandés à Alstom

Pour concrétiser ses ambitions, Velvet a commandé douze Avelia Horizon à Alstom. Ces trains à deux niveaux appartiennent à la nouvelle génération de matériel à grande vitesse du constructeur français et sont capables de circuler à plus de 300 km/h. 

La production mobilise plusieurs sites industriels français d'Alstom, notamment La Rochelle pour les voitures voyageurs et Belfort pour les motrices. Le projet a déjà dépassé le stade des plans et des images de synthèses. 

En avril 2026, Velvet a présenté et baptisé sa première rame sur le site Alstom de La Rochelle. Elle doit désormais passer par différentes phases de tests avant l'ouverture du service commercial. La maintenance de la flotte doit être assurée à Marcheprime, près de Bordeaux. 

Cap sur l’Atlantique à horizon 2028

Plutôt que de se lancer immédiatement sur l'ensemble du réseau français, Velvet a choisi de concentrer son offensive sur l'ouest du pays. Son projet prévoit des liaisons entre Paris et Bordeaux, Paris et Rennes ainsi que Paris, Angers et Nantes, avec des trajets directs d'environ deux heures en moyenne.


Un choix qui place nécessairement le nouvel opérateur face à la SNCF. Mais Rachel Picard défend une stratégie davantage fondée sur l'augmentation de l'offre que sur le simple transfert de voyageurs d'un opérateur à l'autre.

La dirigeante estime que la demande de voyages en train est suffisamment importante pour permettre l'arrivée de nouveaux acteurs. Dans un entretien accordé au Monde en avril 2026, elle expliquait ainsi que l'objectif de Velvet n'était pas de prendre les clients de la SNCF, mais de contribuer à faire grandir le marché ferroviaire. 

Avec ses douze premières rames, Velvet restera d'ailleurs un acteur de taille modeste face au parc de plusieurs centaines de TGV de la SNCF. 

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