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Un train Velvet sur les rails à La Rochelle le 16 avril 2026, devant l'usine Alstom.
Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
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Un nom doux à l'oreille annonciateur de bonnes nouvelles ? Velvet, qui veut dire "velours" en français, s'apprête à débarquer sur les rails français. L'opérateur privé, qui présentait ce mercredi 22 avril 2026 sa première rame, est plein de promesses. En effet, en exploitant le dernier-né d'Alstom, le TGV M comme la SNCF dès le 1er juillet 2026, Velvet promet de proposer le train à grande vitesse français le plus moderne, le plus efficace et le moins énergivore.
L'opérateur a commandé 12 de ces trains. Celui que RTL a vu doit maintenant réaliser beaucoup d'essais avant d'être homologué et prêt à rouler. Les 11 autres doivent encore être fabriqués. Mais Velvet, premier concurrent privé et français de la SNCF, semble être sur les bons rails. Le but de cette nouvelle compagnie est clair : se démarquer de la SNCF et ainsi chiper à la compagnie historique quelques parts de marché.
Le projet est piloté par des gens qui connaissent bien le secteur, de quoi le crédibiliser. Rachel Picard, cofondatrice de la compagnie, est une ancienne de la SNCF. Elle en a dirigé la branche voyageur jusqu'en 2020. Elle connaît donc parfaitement sa future rivale. Son acolyte, Timothy Jackson, n'est pas un débutant non plus. Entrepreneur spécialisé dans les transports, il a notamment dirigé les activités de la RATP au Royaume-Uni. À eux deux, les dirigeants ont réussi à lever un milliard d'euros, le minimum pour se lancer dans une telle aventure.
D'abord, le look. Quand vous verrez ces trains, vous les reconnaîtrez. En effet, ils n'ont rien à voir avec ce que l'on connaît. On le reconnaît à son nez bien plus long et plus fin que les TGV actuels. C'est aussi par la couleur qu'on le différencie, un vert sombre sur tout le train. À l'intérieur, le lilas devrait dominer, nous assure la compagnie. Une incertitude plane tout de même puisque, les rames sont encore vides à l'heure où ces lignes sont écrites.
Velvet prévoit une ruée vers l'Ouest. "La compagnie est née d'une réalité toute simple : c'est qu'aujourd'hui, il manque de place pour venir sur le Grand Ouest. On est sûr que la demande existe. Non seulement elle existe, mais elle n'est pas satisfaite par la SNCF", assure Rachel Picard. Selon la dirigeante d'entreprise, 15% des voyageurs restent à quai, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à prendre une place de train alors qu'ils voudraient voyager.
À partir de mi-2028, Bordeaux d'abord, puis progressivement trois autres destinations de la façade atlantique, Angers, Nantes et Rennes, seront desservies en grande vitesse depuis Paris grâce aux nouvelles rames à double étage.
Reste une inconnue de taille : combien vont coûter les billets ? À chaque fois que l'on pose la question à Rachel Picard, elle botte en touche. "Ni low cost, ni haut de gamme", promet la dirigeante. On peut comprendre ici que les tarifs ne devraient pas être beaucoup plus bas que ceux de la SNCF… En tout cas, la baisse des prix ne semble pas être la priorité de Velvet.
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