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Un militaire français tué par une mine dans le nord du Mali

Le sous-officier du 515e régiment de la Braconne, a été touché par l'explosion d'une mine au passage de son blindé dans le nord du pays, vendredi 4 novembre dans l'après-midi.

Opération Barkhane au Mali
Opération Barkhane au Mali Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
et AFP

L'Élysée a annoncé, samedi 5 novembre, le décès d'un militaire français au Mali. Vendredi 4 novembre, dans l'après-midi, ce sous-officier du 515e régiment de la Braconne a été touché par l'explosion d'une mine au passage de son blindé dans le nord du pays. Le militaire a succombé à ses blessures dans la nuit du 4 au 5 novembre. Le président François Hollande a exprimé dans un communiqué son "émotion" et "salué le sacrifice" de ce soldat.
 
"Le vendredi 4 novembre 2016, vers 14 heures, deux véhicules de l'avant blindé appartenant à un convoi logistique de la force Barkhane, armé par le 515e régiment du train, ont subi une attaque par un engin explosif alors qu'ils faisaient route au nord-est de Kidal", a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué. "L'explosion a provoqué la mort du maréchal des logis-chef Fabien Jacq, blessé plus légèrement un autre soldat et commotionné trois autres", a-t-il ajouté.

Fabien Jacq, le 16e soldat français tué au Mali

Le convoi d'une soixantaine de véhicules faisait route vers Abeïbera lorsque l'explosion s'est produite au passage d'un des véhicules. La nature du déclenchement - à distance ou pas - n'est pas encore déterminée, a précisé le colonel Patrick Steiger, porte-parole des armées. Les soldats blessés ont été transférés par hélicoptère vers le poste français de Tessalit, plus au nord, où le maréchal des logis-chef, âgé de 28 ans, a été pris en charge par une équipe médicale. Malgré les soins prodigués, il est décédé peu après.  
Engagé dans l'armée depuis neuf ans, Fabien Jacq avait servi au Liban, en Afghanistan et une première fois au Mali en 2013. Il avait également participé à deux reprises à l'opération Sentinelle, mise en place sur le territoire national après les attentats de janvier 2015.

Ce décès porte à 16 le nombre de militaires français tués depuis le début de l'opération Serval au Mali, en janvier 2013, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014. Les dernières victimes remontaient au mois d'avril, quand trois soldats avaient eux aussi été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, à l'approche de la ville de Tessalit, également dans le nord du Mali. Six soldats français ont pour leur part été blessés légèrement dans des conditions similaires le mois dernier.

Les jihadistes détiennent encore plusieurs zones du Mali

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite de l'intervention militaire française, mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et de la Minusma, la force de l'ONU. Un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes a été signé en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards. 

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Le mois dernier, le colonel Patrick Steiger expliquait que l'opération française Barkhane contre les jihadistes, qui s'étend sur cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso), devait procéder à une "montée en gamme" avec la fin de la saison des pluies, fin octobre-début novembre.

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