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Ubisoft, le champion français des jeux vidéo, a terrassé l'ogre Vivendi

ÉDITO - Le géant des médias Vivendi a renoncé à sa prise de contrôle hostile d'Ubisoft en annonçant la vente de sa participation dans le capital de l'éditeur français de jeux vidéos pour deux milliards d'euros. Une bataille de Bretons.

Les logos de Vivendi et d'Ubisoft (Illustration)
Les logos de Vivendi et d'Ubisoft (Illustration)
Crédit : AFP / Lionel BONAVENTURE
Ubisoft, le champion français des jeux vidéo, a terrassé l'ogre Vivendi
03:13
Loïc Farge
Loïc Farge

Une bataille boursière et médiatique d'une rare intensité. Vivendi renonce à mettre la main sur une entreprise qui, avec ses jeux de notoriété mondiale comme Assassin's Creed, Far Cry ou les Lapins Crétins, appartient au gotha d'une industrie en plein développement, et qui brasse 110 milliards de dollars de chiffre d'affaires par an. C'est quasiment quatre fois les recettes du cinéma.

C'est le clap de fin d’une opposition entre deux familles bretonnes : les Guillemot de Ubisoft et les Bolloré de Vivendi. Des rugueux, des têtus, du granit local. Et à la fin, c'est le petit Poucet qui remporte le match.

Vivendi, qui n'a pas tout perdu, cède sa place à un investisseur chinois qui va ouvrir un marché de 600 millions de joueurs aux productions tricolores et à un fonds de retraite d'enseignants canadiens.  

David a vaincu Goliath en progressant sans cesse grâce à des nouveaux jeux dont les qualités techniques et artistiques lui assurent des succès internationaux. Les recettes ont explosé, et le cours de Bourse a suivi. Une valorisation qui rendait chaque jour l'attaque de Vivendi plus pesante sur ses finances. Alors même que le groupe de Bolloré devait résoudre les problèmes de Canal+ et d'autres en Italie.

Bolloré a gagné la bataille financière

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Tout aussi efficace : Ubisoft a su démontrer qu'une attaque hostile contre une entreprise, dont 100% de la valeur tient dans les savoir-faire et les talents de ses équipes, était suicidaire. Et comme les Guillemot ont su s'attacher le soutien inconditionnel des développeurs et des créatifs stars d'Ubisoft, la fin du scénario était écrit.

Bolloré a échoué dans son assaut contre le troisième éditeur mondial de jeux vidéo. Il a perdu son bras de fer médiatique et entrepreneurial. Bref il a perdu la guerre stratégique. Mais il a gagné la bataille financière.

Vivendi a lancé son raid en mettant sur la table 794 millions d'euros. Il bat en retraite avec un chèque de 2 milliards d'euros. En moins de trois ans, Bolloré aura donc réalisé une plus-value de 1,2 milliard d'euro. Un jackpot qui devrait apaiser les blessures d'amour-propre, et surtout alimenter en cash un groupe qui fait face à de gros dossiers et qui est bien endetté.

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La note du jour

13/20 à Dominique Carlac'h. Cette cheffe d'entreprise sera la neuvième candidate - et pour l'heure la seule femme - à briquer la succession de Pierre Gattaz à la tête du Medef. C'est vraiment le moment des Bretons et des Bretonnes !

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