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Trottinettes électriques : que pourrait changer la "charte de bonne conduite" à Paris ?

La Ville de Paris et les opérateurs de location de trottinettes électriques ont signé le 13 mai une "charte de bonne conduite" pour renforcer la régulation de la circulation et du stationnement des trottinettes en libre-service dans la capitale.

Un homme faisant de la trottinette électrique à Paris.
Un homme faisant de la trottinette électrique à Paris. Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Depuis plusieurs mois, les trottinettes en libre-service se multiplient dans les rues de la capitale, entraînant des problèmes notamment concernant leur stationnement. Un vrai casse-tête pour la municipalité, qui souhaite donner un cadre à ce nouveau mode de transport.

Les opérateurs de location de trottinettes électriques et la Mairie de Paris ont signé lundi 13 mai une "charte de bonne conduite" pour renforcer la régulation de la circulation et du stationnement des trottinettes en libre-service dans la capitale. Elles sont environ 15.000 à Paris dont la situation arrive à "saturation", selon la mairie.

"Avec cette charte nous espérons que c'est une étape dans la construction d'une bonne relation avec les opérateurs", a déclaré Christophe Nadjovski, adjoint aux transports, lors d'une conférence de presse en présence des opérateurs signataires : Lime, Bird, Bolt, Jump, Wind, Tire, Hive, Dott, Voi et Flash.

Des espaces clairement définis

Dans cette charte préparée pendant plusieurs mois, les dix opérateurs présents sur l'espace public parisien s'engagent "à mettre les trottinettes dans des emplacements dûment spécifiés et répertoriés" et à "faire en sorte" que les usagers y aient recours.

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Début avril, le Conseil de Paris s'était engagé à créer 2.500 places de stationnement dédiées aux trottinettes. La Ville avait également adopté une série de mesures dont la verbalisation à hauteur de 135 euros en cas de circulation sur les trottoirs et 35 euros en cas de stationnement gênant.

Des données communiquées à la Mairie

La Ville exige également des opérateurs qu'ils mettent "gracieusement" à sa disposition "des données sur le déploiement et l'usage du service" destinées à une "meilleure connaissance des flux" et "l'optimisation des espaces de stationnements".

Les opérateurs s'engagent aussi dans une démarche "solidaire et durable" en étant vigilants au recyclage des trottinettes, à l'approvisionnement en électricité verte ou encore à leur responsabilité sociale envers les salariés et prestataires.

Le texte doit être adopté en juillet prochain

"Si l'autorégulation échoue, la seule solution (...) consist(era) à interdire provisoirement en attendant la nouvelle loi", a prévenu Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme à la Mairie de Paris, en évoquant le projet de loi d'orientation des mobilités (LOM).

Ce texte, qui doit être adopté en juillet, définit le cadre d'utilisation des engins en libre-service comme les trottinettes ou les vélos. Jean-Louis Missika a souhaité qu'il permette aux villes de "contingenter le nombre de trottinettes".

De leur côté, les opérateurs ont salué la signature de cette charte et les "règles nécessaires", selon Arthur Jacquier, directeur général de Lime en France, leader sur le marché parisien avec "quelques milliers" de trottinettes à Paris, alors que le directeur France de Bolt, Henri Capoul, s'est dit "ravi de travailler avec la Mairie de Paris". 

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