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"Tout ce qui concourt au bien-être des salariés bénéficie à l'entreprise" : Enercoop, cette coopérative qui a décidé de mettre en place le congé menstruel

Le 28 mars est consacré à la lutte contre l'endométriose, maladie gynécologique qui touche 10% des femmes entre 15 et 50 ans. Enercoop a décidé de tester le congé menstruel pour certaines de ses salariées. La coopérative a mis en place huit jours par de congé rémunérés pour ses collaborateurs.

L'endométriose peut provoquer des douleurs sévères.

Crédit : AFP

"Tout ce qui concourt au bien-être des salariés bénéficie à l'entreprise" : cette coopérative qui a mis en place le congé menstruel

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Pauline Jacot - édité par Justine Audollent

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Un congé qui peut concerner des millions de femmes en France. Bien que le congé menstruel ne soit pas inscrit dans la loi française, certaines entreprises ont décidé de l'expérimenter un peu partout dans le pays. C'est le cas d'Enercoop, une coopérative d'énergie renouvelable qui l'a mise en place depuis l'été dernier pour ses 180 salariés de l'antenne parisienne. 


Dans les locaux de la coopérative, se trouve une salle de repos composée de fauteuils et de canapés. Des bouillotes sont également à disposition des salariés. "Il y a des bouillottes parce qu'on peut être quelques-uns, quelques-unes, à être concernés par des douleurs chroniques et des douleurs régulières. Donc, on peut les utiliser pour s'apaiser", explique Delphine, responsable du développement des formations chez Enercoop.
Il y a neuf mois, la coopérative a mis en place le congé menstruel. Tous les salariés peuvent bénéficier de huit jours par an rémunérés sans avoir à se justifier. La demande est automatiquement acceptée. 

Ce congé reconnaît ma maladie.

Barbara, salariée à Enercoop

Barbara est concernée par l'endométriose. "J'ai été diagnostiquée en 2021, mais depuis que je suis au collège, il y a des périodes où je suis obligée d'être allongée. Quand ces périodes-là arrivent, quand on commence à se sentir mal au travail et qu'on n'a pas le droit de s'arrêter à ce moment-là, ça crée un peu une charge mentale, une gêne, une honte", confie-t-elle au micro de RTL. "Ce congé reconnaît ma maladie", poursuit Barbara, qui arrête désormais de culpabiliser chaque mois.

"Je ne suis pas obligée d'être devant mon ordinateur et de travailler à moitié. Là, je peux m'arrêter parce que j'ai de l'endométriose. J'ai déjà été diagnostiquée. Je n'ai pas besoin de redonner un certificat médical annuel, mensuel ou quoi. Et ça, c'est appréciable", ajoute la salariée. 

Une amélioration de la qualité de vie au travail

Saluée par les salariés, cette mesure l'est aussi par Béatrice Delpech, la directrice générale, car elle a contribué à améliorer la qualité de vie au travail. "Tout ce qui concourt au bien-être des salariés dans une entreprise bénéficie à l'entreprise. Ce n'est pas pour ça qu'on le fait, mais il se trouve que ça produit quand même aussi de l'attachement à son travail, de l'envie d'y être et de s'y sentir bien. Donc ça, je pense, normalement, ça doit parler à toutes les entreprises", estime-t-elle.

À écouter aussi

La coopérative doit maintenant dresser un bilan de ces neuf mois de test avant de pouvoir pérenniser ce congé de santé pour tous les salariés d'Enercoop.

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