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Tirs dans un Thalys : "J'ai fermé les yeux pour faire le mort", dit le héros blessé Mark Moogalian

Mark Moogalian, 51 ans, a accordé un entretien au quotidien "Le Figaro" dans lequel il raconte l'attaque dans le train.

Mark Moogalian lors de son évacuation du Thalys dans une ambulance le 21 août 2015.
Mark Moogalian lors de son évacuation du Thalys dans une ambulance le 21 août 2015.
Crédit : STRINGER / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon

Mark Moogalian fait partie des "héros" du Thalys Amsterdam-Paris qui ont mis hors d'état de nuire Ayoub El Khazzani. Ce Franco-Américain, blessé dans cette attaque qui a eu lieu le 21 août dernier, s'est confié pour la première fois à un média français. Pour Le Figaro, samedi 29 août, l'homme de 51 ans a donné son point de vue sur le déroulement des faits.

"Je lisais un article sur mon téléphone portable quand j'ai vu cet homme entrer dans les toilettes avec sa grosse valise à roulettes. J'ai trouvé cela bizarre. (...) Puis je me suis levé quand j'ai vu, sans vraiment bien distinguer, (...) que deux hommes semblaient se battre dont l'un portant quelque chose qui pouvait être une arme. (...) Je ne sais pas comment, j'ai réussi à arracher la kalachnikov à l'homme", a expliqué Mark Moogalian, toujours hospitalisé à Lille et qui aimerait avoir des nouvelles de Damien, le banquier français qui s'est interposé en premier.

C'était comme dans un film au ralenti

Mark Moogalian

Mais le suspect marocain, mis en examen, a malgré tout réussi à s'emparer de son pistolet Luger et blesser par balle ce professeur d'anglais à La Sorbonne. "J'ai ressenti une douleur épouvantable (...) C'était comme du feu partout dans mon corps", raconte-t-il avant de faire part de ses hallucinations durant sa souffrance : "J'ai commencé à faire une sorte de rêve. (...) Je voyais ma mère que j'ai perdue le 20 juin".

Le tireur, avant qu'il ne soit définitivement maîtrisé par les militaires américains, dont l'un a proposé à Mark Moogalian de "boire une bière ensemble", a eu le temps de reprendre son fusil d'assaut AKM. "Je me suis dit: 'Il va se tourner vers la gauche, me voir et me mettre une balle dans la tête'. C'était très difficile à décrire (...) C'était comme dans un film au ralenti. J'ai fermé les yeux pour faire le mort", raconte le Franco-Américain.

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Accompagné dans le train de sa femme Isabelle, Mark Moogalian, qui s'inquiète pour son bras et sa main gauches dont il n'a pas "retrouvé totalement l'usage", explique pourquoi il a souhaité témoigner publiquement : "D'après ce qu'on m'a dit, dans les premiers jours, on me décrivait comme un passager qui avait reçu une balle perdue. On ne parlait que des autres Américains. Isabelle a dit qu'il fallait que je dise comment cela s'était passé".

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