1 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : le patron de la DGSI est "persuadé" que Daesh attaquera la France avec des "véhicules piégés"

Patrick Calvar a confié à l'Assemblée nationale que les terroristes pourraient changer leurs méthodes lors de futures attaques sur le sol français.

Le Bataclan à Paris après les attentats du 13 novembre 2015
Le Bataclan à Paris après les attentats du 13 novembre 2015 Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
Journaliste RTL

Quelques jours après la présentation du rapport de la Commission d'enquête parlementaire contre le terrorisme, qui proposait notamment la création d'une Agence nationale de lutte contre le terrorisme, Patrick Calvar, le directeur général de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), a exprimé ses craintes quant au mode opératoire de Daesh lors d'une audition menée à l'Assemblée nationale le 24 mai. Selon celui qui "se consacre à l'antiterrorisme depuis 1993", "dès que (les terroristes) auront projeté sur notre territoire des artificiers, ils pourront éviter de sacrifier leurs combattants tout en créant le maximum de dégâts".

Patrick Calvar est "persuadé" que les terroristes vont changer de méthode par rapport au 13 novembre. "Ils passeront au stade des véhicules piégés et des engins explosifs et ils monteront en puissance (...) Ils vont finir par projeter des commandos dont la mission consistera à organiser des campagnes terroristes sans nécessairement aller à l'assaut avec la mort à la clef."

Patrick Calvar illustre son propos en prenant l'exemple des attentats de Bruxelles du 22 mars. "Nous savons très bien qu'ils vont recourir à ces modes opératoires: ils ont bien vu les effets provoqués par une opération massive. Ce qui s'est passé en Belgique résulte du fait que, coincés, ils ne pouvaient plus s'engager dans des actions multiples."

Selon les chiffres de la DGSI, la menace terroriste est incarnée par "400 à 500" personnes : essentiellement "des gens qui ont combattu, qui ont été entraînés en Syrie et en Irak, à l'exemple de ceux qui ont attaqué le Bataclan." Bernard Squarcini, ancien directeur du renseignement intérieur (DCRI), avait reconnu que "l'adversaire a gagné du terrain, il nous frappe où il veut et quand il veut".

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