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Syrie : Alep, une ville à terre

270.000 civils sont actuellement pris au piège dans cette commune aux mains du régime. Dans quelques heures, les deniers opposants devront faire face à leur destin, partir ou subir les exactions des nouveaux maîtres.

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Syrie : Alep, une ville à terre Crédit Image : GEORGE OURFALIAN / AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

La vidéo, prise par un jeune activiste d'Alep, en Syrie, est devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montrent Abou Mohammad déambuler dans des rues dévastées en poussant un fauteuil roulant dans lequel est installée sa femme. L'homme est en quête d'un médecin ou d'un médicament pour la sauver. Les images suivantes montrent le mari, à l'arrêt cette fois-ci. Il réalise que le corps de son épouse s'est raidi. Le couple avait déjà perdu ses sept enfants dans un raid aérien dans leur quartier de Chaar, tombé hier aux mains des forces de Bachar al-Assad.

Ce film résume l'histoire d'Alep, une ville paralysée "qui cherche la vie et trouve la mort", selon les mots d'un habitant dans Libération. 270.000 civils sont actuellement pris au piège dans cette commune aux mains du régime. Il est difficile d'estimer aujourd'hui combien d'entre eux ont pu partir ailleurs ces dernières heures. Ceux qui sont restés sont hantés par le spectre des bus verts, ces véhicules du gouvernement devenus le symbole des déplacements forcés des populations dans les zones perdues par les rebelles. Dans quelques heures, les deniers opposants devront faire face à leur destin, partir ou subir les exactions des nouveaux maîtres.

"La chute prochaine d'Alep consacre le retour en force de Bachar al-Assad", titre Le Figaro. "La géographie est impeccable : un regard sur la carte suffit à prendre la mesure du tournant de la chute annoncée d'Alep. Assad a gagné la guerre, une guerre au moins. Il va arracher à la rébellion le dernier grand centre urbain où ses bannières flottaient. Une révision stratégique s'impose. Pour restaurer une diplomatie où l'on réconcilie les principes et le réalisme. Après le ni Bachar, ni Daesh, un autre 'ni ni'. Ni angélisme, ni cynisme", écrit Arnaud de la Grande dans son éditorial. 

Courage fuyons !

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Le thermomètre affiche - 4°C en Antarctique. C'est pourtant la saison estivale. Un climat parfait pour faire ses cartons. En implantant leur base sur la banquise, en 2012, les chercheurs de l'Observatoire British Antartic Survey se doutaient bien qu'il leur faudrait un jour pour déguerpir. C'est pour cela d'ailleurs que les huit modules qui leur servent de logements et de laboratoires ont été montés sur des pilotis skis. Mais personne, ici, ne s'attendait à devoir décamper si vite, quatre ans seulement après leur installation. 

Un déménagement insolite qui fait la une du Guardian et de Ouest France. Ils partent, car une immense faille est apparue sur la banquise à six kilomètres de leur base. Lorsqu'ils sont arrivés, cette faille se situait à 12 kilomètres. Elle n'avait pas bougé d'un iota en 35 ans. Les images satellites ont montré que le gouffre se rapprochait. L’Antarctique fond plus vite que prévu. Leur base étant installée sur une langue de glace grande qui risque de se détacher, les chercheurs sont ainsi à la dérive. Ils ont donc entamé leur déménagement pour s'installer 23 kilomètres plus loin.

"Plusieurs phénomènes se combinent", explique un des chercheurs dans le Guardian, "les vents d’Ouest très froids qui balayent l’Antarctique n’ont "jamais été aussi faibles en vingt ans". Et la reconstitution de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a aussi contribué à réchauffer la région. "La question n’est plus de savoir si la calotte glaciaire va fondre, mais quand", poursuit-il. L’Antarctique fond, les chercheurs décampent.

Pas de banquise, mais de la neige en France

Il a neigé abondamment en Alsace et sur le Maçonnais. Les Dernières nouvelles d'Alsace dévoile d'ailleurs de belles photos de paysages enneigés. Mais il s'agit de neige industrielle, également appelée "neige urbaine" ou "neige de pollution". En effet, les chauffages urbains et les cheminées des foyers ont fait augmenter les émissions de particules qui, par temps de froid, atteignent le seuil de congélation. La vapeur d'eau présente naturellement dans l'air se condense sur les particules polluantes et gèle, formant peu à peu des flocons de neige qui finissent par tomber. 

"Tousse ensemble, tousse ensemble", titre Libération avec humour. Oui on tousse, mais ce n'est pas à cause des centrales à charbon allemandes, car il n'y a aucun vent d'est depuis le début du pic, donc aucune pollution importée. Cette fois-ci, les polluants sont bel et bien franciliens explique Libération, qui note que dans cet épais nuage gris, il y en a qui ne bronche pas, ce sont les politiques. Le silence des ministres de l'Environnement et de la Santé est en effet assourdissant. 

Alors que faire ? Le Huffington Post s'interroge sur l'utilité des masques antipollution. Les particules fines n'excèdent pas la taille d'un micromètre. Elles "ne sont donc pas du tout filtrées avec un simple foulard". Il faut donc investir dans un vrai masque antipollution appelé "FFP" qui filtre 98% des particules. Seul inconvénient : il est impossible de les porter longtemps. Au bout de quelques dizaines de secondes, la transpiration s'accumule du fait de la respiration et de la chaleur. Seule solution  : fuir Paris.

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2016-12-08 09:54:18
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