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Syndicats dans l'armée : la première association professionelle de gendarmes est née

Après la condamnation de la France par la justice européenne, la première association professionnelle de gendarmes a officiellement été créée.

La "première association professionnelle" de défense des gendarmes s'appelle "GendXXI" (illustration).
La "première association professionnelle" de défense des gendarmes s'appelle "GendXXI" (illustration).
Crédit : PATRICK BERNARD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La première association professionnelle de gendarmes, composée de militaires en exercice, a officiellement vu le jour en France, a annoncé l'un de ses animateurs, après la décision de la justice européenne ouvrant aux militaires la possibilité de se syndiquer.

Les statuts de la "première association professionnelle" de défense des gendarmes, intitulée "GendXXI", ont été déposés vendredi en préfecture, a dit le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Hugues Matelly, qui fait partie de son conseil d'administration.

Pas d'appel à manifester, ni à la grève

Celui-ci "comprend aussi bien des gendarmes mobiles que des gendarmes départementaux (...) gardes républicains et gendarmes spécialisés", a précisé le gradé, qui avait annoncé cette création mi-décembre. 

Dans ses statuts, "GendXXI" s'interdit tout appel à manifester et à faire grève, à critiquer des décisions politiques et militaires dans l'engagement des troupes mais ne s'interdit pas par exemple de critiquer le budget du gouvernement, s'il l'estime négatif, et de "questionner" les moyens engagés.

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Des membres de "GendXXI" sont par ailleurs habilités à répondre aux sollicitations des médias dans le cadre des statuts de leurs association, selon ses responsables, ce qui constitue également une première chez les gendarmes.

Le combat de Jean-Hugues Matelly

Jean-Hugues Matelly, 49 ans, avait été radié des cadres de la gendarmerie en 2010 et réintégré l'année suivante sur décision de justice. Il lui était reproché de s'être exprimé dans les médias fin 2008 en tant que chercheur du CNRS et d'avoir critiqué le rapprochement police/gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur, effectif depuis 2009.

Jean-Hugues Matelly, 44 ans, le 26 mars 2010 à Paris (archives).
Jean-Hugues Matelly, 44 ans, le 26 mars 2010 à Paris (archives).
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP

Très en pointe sur le droit d'expression dans la gendarmerie, il est à l'origine de l'un des recours devant la CEDH. Le 2 octobre dernier, la Cour européenne des droits de l'homme prenait deux arrêts qui condamnaient la France en raison de l'interdiction faite aux militaires français de se syndiquer.

Sous la pression de la décision de la Cour européenne, François Hollande avait alors annoncé le 19 décembre l'élaboration d'un projet de loi accordant aux militaires français un droit d'association professionnelle, excluant toutefois "tout droit syndical".

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