2 min de lecture Antiterrorisme

Sécurité dans les aéroports : "Je suis pratiquant, certes, mais pas dangereux", se défend un employé privé de badge

REPLAY / RÉACTION - Depuis les attentats de janvier, 67 agents des Aéroports de Paris se sont vu retirer leur badge d'accès pour soupçons de radicalisation.

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Fabien, bagagiste depuis 20 ans, estime cette mesure "injuste". Crédit Image : THOMAS SAMSON / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Micro RTL (illustration)
Nicolas Burnens et Camille Kaelblen

Depuis les attentats de Charlie Hebdo, 67 agents des aéroports de Paris se sont vu retirer leur badge pour radicalisation sur les 85.000 qui travaillent dans les zones les plus sécurisées de Roissy Charles de Gaulle et Orly, accessibles uniquement grâce aux fameux “badges rouges”. Des mesures qui entrent dans le cadre de l'état d'urgence mais qui provoquent la colère de certains salariés concernés. C'est le cas de Fabien, musulman pratiquant. Il est bagagiste depuis 20 ans à Roissy. Son badge a été retiré par la décision des aéroports de Paris.

Moi aussi j'ai vu les attentats à la télévision, moi aussi j'ai été écoeuré

Fabien, bagagiste à Roissy Charles de Gaulle
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“C’est une injustice, t’es vraiment dégoûté de la situation quoi. Notre soi-disant comportement n’est pas adapté à notre travail, c’est aberrant ! Je suis quelqu’un de pratiquant, certes, mais je suis pas quelqu’un de dangereux", déclare-t-il au micro de RTL. "Moi aussi je les ai vus les attentats à la télévision, moi aussi j’ai été écœuré par ces choses-là et on vient m’embêter moi !", ajoute-t-il.

Vérification des antécédents judiciaires et enquête auprès de la DGSI

Les agents qui se sont vus retirer leur badge travaillent en fait pour des sous-traitants. Ce ne sont donc par les Aéroports de Paris qui leur ont fourni ces badges mais la préfecture de police. La moitié de ces 85.000 agents a accès aux pistes et au secteur de tri des bagages. Ils sont donc aujourd'hui au cœur de l'attention : les autorités consultent au préalable les antécédents judiciaires communiqués par les commissariats et les gendarmeries, puis elles vérifient les fichiers de la DGSI pour s’assurer que ces personnes ne représentent pas un danger pour la sûreté de l’État. La police se réserve également le droit, en cas de besoin, d’effectuer des vérifications supplémentaires.

C’est sur la base de ces informations que la préfecture délivre ensuite un badge rouge pour trois ans. Mais la surveillance ne s’arrête pas là : les employés ont comme consigne de signaler tout comportement anormal de leurs collègues et en cas de problème, les autorisations d’accès peuvent être retirées à tout moment par la préfecture.

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2015-12-15 09:38:21
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