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Agriculture : réduire de 30% les pesticides ne réduit pas la rentabilité

Réduire significativement l'usage de pesticides est possible sans nuire à la productivité et à la rentabilité d'une exploitation agricole, dit l'Inra.

Des pesticides sont versés sur un champ de pommes de terre (illustration)
Des pesticides sont versés sur un champ de pommes de terre (illustration)
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
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Virgine Garin
Virginie Garin
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Produire avec beaucoup moins de pesticides, c'est possible. Une étude très sérieuse, publiée lundi 27 février durant le Salon de l'Agriculture dans la revue Nature Plants par des chercheurs français de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Dijon, montre que des alternatives existent aujourd'hui. Ces chercheurs vont peut-être aider à réconcilier les écologistes, qui accusent les agriculteurs de polluer avec leurs pesticides, et les agriculteurs, qui leur répondent qu'ils ne peuvent pas faire autrement, sinon leur rendements vont chuter.

Selon les calculs des agronomes, il est tout a fait possible de réduire de 30% les désherbants et les insecticides sans baisser la productivité. D'ailleurs, ça existe. Il y a en France 1.900 fermes (y compris des grosses exploitations) qui l'expérimentent - ce sont les fermes Dephy. Les scientifiques ont analysé leurs résultats. Ces fermes produisent toujours autant grâce à des techniques alternatives.

Première baisse des ventes de pesticides en France

Exemple : le bio-contrôle. Il s'agit d’utiliser des insectes pour éliminer les parasites des cultures. La plus connue, c'est la coccinelle qui mange les pucerons. Mais à grande échelle, sur un champs de maïs, il est possible de lutter contre la pyrale, une méchante chenille, grâce à un drone en répandant sur le champs des trichogrammes. Ces petits insectes mangent le parasite, et ça évite un traitement au pesticides par hélicoptère.

Vous avez aussi des capteurs plantés dans les champs qui renseignent l'agriculteur sur son téléphone portable des besoins en engrais, de l'arrivée de maladies. À terme, les nouvelles technologies permettront d'aller encore plus loin.

Pour la première fois cette année, il y a eu une légère baisse des ventes de pesticides en France. Mais on est très loin de l'objectif  de les diviser par deux. Et pourtant les technologies existent. Et selon ces chercheurs, ça ne coûte pas plus cher.

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