1 min de lecture Terrorisme

Salafisme : une jeune convertie attaque l'État pour quitter la France

Chloé, une convertie à l'islam radical de 18 ans, a été interdite de sortie du territoire par les autorités et porte plainte contre l'État.

Une voiture de police (illustration).
Une voiture de police (illustration). Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Maxime Magnier

Comme environ 400 autres personnes au profil similaire, Chloé est interdite de sortie du territoire. En cause, selon le journal L'Union, sa conversion à l'islam radical. Car la jeune fille, élevée dans la religion catholique, se revendique désormais du salafisme et porte le jilbâb, un grand voile noir qui la couvre entièrement et ne laisse apparaître qu'une partie de son visage. Mais après plusieurs mois d'interdiction, Chloé a décidé d'attaquer l'État en justice pour obtenir le droit de quitter la France.

"Je voulais partir notamment en Arabie Saoudite, m'inscrire à l'université islamique", a-t-elle expliqué à Europe 1. "L'islam vient de là-bas, c'est là-bas aussi qu'il y a les savants. C'est l'islam authentique." En octobre 2015, après que sa mère ait constaté des changements inquiétants dans le comportement de sa fille, elle prévient le centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR). Le ministre de l'Intérieur condamne alors Chloé à une interdiction de sortie du territoire, laquelle est renouvelée en mai 2016.

La France ne veut pas de nous ? Très bien, laissez-moi partir alors

Chloé, jeune radicalisée de 18 ans
Partager la citation

Pourtant, la jeune fille voit les choses différemment et considère ne faire "de mal à personne" en voulant rejoindre l'Arabie Saoudite : "Je n'ai poignardé personne, je n'ai rien fait. [C'est] juste parce que je me revendique salafi et que je veux vivre ma religion", affirme-t-elle dans ses propos à Europe 1. Désormais, Chloé s'estime "traquée par la police" : "Mon compte en banque a été fermé, quand je sors dans la rue je suis suivie. Concrètement, je suis emprisonnée à ciel ouvert", précise-t-elle.

Si les autorités remettent en cause la volonté de la néo-salafiste de se rendre en Arabie Saoudite et estiment, à la place, qu'elle pourrait rejoindre une zone de combat djihadiste, Chloé "ne comprend pas" la décision de justice dont elle fait l'objet. "La France ne veut pas de nous ? Très bien, laissez-moi partir alors", affirme-t-elle même. En octobre prochain se déroulera l'audience l'opposant à l'État.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Terrorisme Islam Salafistes
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants