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À Saint-Denis, elles occupent le bas de leur immeuble pour faire fuir les dealers

REPLAY - Exaspérées par le trafic de drogue ces habitantes de Saint-Denis ont décidé de camper en bas de leur immeuble pour faire fuir les dealers.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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À Saint-Denis, elles occupent le bas de leur immeuble pour faire fuir les dealers Crédit Média : Marie Guerrier | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie Guerrier
Marie Guerrier Journaliste RTL

Elles occupent le bas de leur immeuble pour faire fuir les dealers. C'est l'Humanité qui raconte cette histoire de courage et de mobilisation. À Saint-Denis dans le 93, un groupe de femmes a décidé de lutter contre le trafic de drogue. Chaque soir, la même scène au 7 rue Jean Lurçat, cité Paul Éluard. Martine et d'autres voisins sortent de chez eux. La table de camping est dépliée. Cafés et biscuits partagés. La rampe d'accès de l'immeuble sert de banc public. Beata est l'une des femmes qui a décidé d'occuper l'entrée de l'immeuble. "C'était infernal", raconte-t-elle dans l'Humanité. Le défilé de voitures était incessant dans ce parking devenu un drive-in de la drogue.

Et puis, il y a presque deux semaines, une goutte d'eau a fait déborder le vase. Une voiture incendiée met le feu à deux autres véhicules, appartenant à des riverains, dont une aide-soignante qui travaille en horaires décalés. Martine, Beata et consorts décident alors de prendre la place des trafiquants et de "tenir les murs de l'immeuble" comme ils disent. Le premier soir, les dealers sont surpris. Le deuxième, les insultes fusent. Ensemble, les voisins parviennent à surmonter la peur et reviennent un troisième soir. Là, les trafiquants sont beaucoup plus agressifs : la brigade anti-criminalité de la police débarque et les fait détaler.

Et ils ne sont jamais revenus grâce à la mobilisation qui n'a pas faibli. Les habitants se relaient spontanément et des soutiens viennent de toute la ville. "L'implication des citoyens est décisive pour changer les choses", analyse Beata. L'une des mères de famille mobilisées occupait le jour l'école pour obtenir des profs pour ses enfants et la nuit, elle occupait sa cité pour qu'ils puissent dormir tranquilles.

Le woworking à le vente en poupe

L'Union de Reims et l'Ardennais racontent ce matin la vogue des bureaux partagés. Des espaces de coworking. On y travaille cote à cote. Ils accueillent des professionnels indépendants qui ne disposent pas de locaux à eux. Pour un loyer modique, quelques euros par jour, ils s'installent sur un coin de table, sortent leur ordinateur, se connectent à Internet, et vaquent à leurs occupations. L'atmosphère est studieuse. Il y a une imprimante à disposition, une machine à café...

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C'est une manière de rompre l'isolement de l'entrepreneur indépendant. Ce bureau partagé est non seulement un lieu de travail, mais un moyen aussi de créer un réseau, et même se faire des amis. Faire des pauses, échanger. "Individuellement on est plein d'énergie, mais on a des fragilités" raconte un de ces adeptes du coworking. Il ajoute : "se regrouper permet d'être plus forts"

"Hé oh la gauche"

Au Parti socialiste c'est l'heure de se regrouper pour être plus fort et faire bloc autour de François Hollande. C'est l'initiative de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. On vous en parle depuis ce matin sur RTL. Il y a une réunion ce soir avec 25 ministres qui vont vanter les réformes du quinquennat. "Le dénigrement ça suffit", lâche Marisol Touraine dans une interview au journal Libération ce matin. Elle ajoute "la gauche au pouvoir n'a pas à rougir de son bilan. J'appelle tout le monde à redresser la tête".

Le lieu choisi ce soir pour cette réunion intitulée "Hé Ho la Gauche" inspire les éditorialistes. C'est à la faculté de médecine de Paris que les ministres dévoués vont venir défendre le bilan de François Hollande."Tout un symbole", écrit YVes Thréard dans le Figaro. "L'opération semble désespérée tant la courbe de popularité du chef de l'État est basse et l'électrocardiogramme de ses réformes est bas". Et il poursuit : "À un an de la présidentielle, le réveil du patient relèverait de l'exploit. Au-delà du cas clinique d'un quinquennat raté, c'est la survie du PS qui est en question" estime l'éditorialiste du Figaro.

Paul Caraci dans Midi Libre file lui aussi la métaphore médicale pour parler de la réunion de ce soir "pour une chirurgie à la fois réparatrice et préventive, une intervention sans anesthésie". Hervé Favre dans la Voix du Nord constate surtout que l'amphi de la fac de médecine est loin des salles géantes d'une campagne présidentielle et montre bien la confiance limitée des organisateurs sur leur capacité à mobiliser autour de la défense du quinquennat.

Le retour des bébés Evian

Les bébés Evian sont de retour. Sur la plage d'une île enchanteresse, ils sauvent un surfeur de la noyade sur l'air de la célèbre chanson Kokomo des Beach Boys, revisitée par Lilly Wood and the Prick. L'agence de pub BETC opte cette fois pour le mini film d'aventure et "le cap est mis sur l'international", écrit le Parisien dans son supplément économie. La vice-présidente de l'agence explique qu'il y avait deux enjeux principaux : "surprendre car l'attente était forte, le capital sympathie des bébés Evian est très fort, et imaginer une campagne qui s'adresse aussi bien à ceux qui connaissent la marque qu'à ceux qui ne la connaissent pas". 

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evian Baby Bay

Evian compte grignoter des parts de marchés aux États unis, au Moyen-Orient et en Russie. Aujourd'hui, la marque réalise 60% de son chiffre d'affaires hors de France : 55 bouteilles vendues toutes les secondes. La première apparition des bébés potelés d'Evian remonte à 18 ans maintenant. Ils plongeaient tout nus dans une piscine et puis ensuite ils ont fait du rollers..Et ils ont dansé avec leur double adulte. À chaque fois, ils font le buzz planétaire, constate le Parisien. Un bon groupe de bébés, petits mais costaud en buvant de l'eau.

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