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Quand Uber utilise un logiciel pour éviter les forces de l'ordre

Selon le "New York Times", le programme "Greyball" permet aux employés de la firme américaine de se soustraire aux contrôles de police.

Uber a perdu 2,8 milliards de dollars en 2016
Uber a perdu 2,8 milliards de dollars en 2016
Crédit : SIPA
Félix Roudaut & AFP

Les chauffeurs Uber ont-ils joué au jeu du chat et de la souris avec la police ? C'est ce qu'affirme le New York Times qui a révélé, vendredi 3 mars, l'existence du logiciel "Greyball". Ce programme utilisé par la firme américaine collecte des données agrégées par l'application Uber pour localiser et contourner les autorités. Paris, Las Vegas ou Boston sont autant de métropoles où les conducteurs se livrent à ces parties de cache-cache 2.0.

Dans un communiqué publié aussitôt après la révélation du quotidien américain, vendredi 3 mars, la société basée à San Francisco a plaidé la bonne foi. Selon le service de réservation avec chauffeur, cet outil était utilisé dans des villes où il n'était pas interdit, et son objectif principal consistait à protéger les chauffeurs contre des concurrents malintentionnés utilisant leur smartphone pour les gêner, plutôt que pour réserver des courses réelles. De son côté, le New York Times estime que ce programme validé par le service juridique d'Uber et gardé secret soulève des questions éthiques.

Uber dans la tourmente

"Ce programme empêche les demandes d'utilisateurs frauduleux qui violent les termes de service, que ce soit des gens qui veulent s'en prendre physiquement aux chauffeurs, des concurrents voulant perturber nos opérations, ou des opposants qui s'allient avec les autorités pour des opérations secrètes visant à piéger nos conducteurs", précise un porte-parole d'Uber. La firme assure également que le logiciel était utilisé dans des endroits où les chauffeurs craignaient pour leur sécurité, mais seulement "rarement" pour éviter d'avoir affaire aux forces de l'ordre.

Ces affirmations interviennent alors qu'Uber peine à contrôler les dégâts après les révélations sur la culture sexiste, violente et débauchée qui régnerait au sein de l'entreprise. Et le patron fondateur du service, Travis Kalanick, a lui aussi été impliqué dans des polémiques. Ce dernier s'est excusé en début de semaine après avoir eu une altercation avec un chauffeur Uber, allant même jusqu'à avouer qu'il devait "devenir adulte" et qu'il avait besoin d'aide pour son entreprise.

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