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Prison : comment fonctionnent les quartiers de déradicalisation

ÉCLAIRAGE - Une vingtaine de personnes condamnées ou en détention provisoire pour des faits de terrorisme pourront intégrer des quartiers de déradicalisation au sein des prisons.

La direction de la prison parle de maladresse administrative
La direction de la prison parle de maladresse administrative
Crédit : RICHARD BOUHET / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

Des quartiers de déradicalisation au sein des prisons. C'est le point central du programme national mis en place depuis le lundi 25 janvier. À cette occasion, deux zones spécifiques ont été ouvertes dans les prisons d'Osny dans le Val-d'Oise et de Lille-Annœullin dans le Nord. L'objectif est d'accueillir une vingtaine de personnes condamnées ou en détention provisoire pour des faits de terrorisme, explique Le Monde.

Deux "unités dédiées" pour détenus radicalisés ou en voie de radicalisation ont ouvert lundi dans les prisons d'Osny (Val-d'Oise) et Lille-Annoeullin (Nord), pour le lancement d'un programme national décidé après les attentats de janvier 2015, a indiqué à l'AFP l'administration pénitentiaire. Des groupes d'une vingtaine de détenus vont être pris en charge dans chaque unité. Séparés des autres et placés en cellule individuelle pour éviter tout prosélytisme, les détenus seront suivis pendant trois à six mois. Au programme : entretiens individuels, groupes de parole et conférences. Une première expérimentation de ce type était à l'essai à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) depuis octobre 2014. Recalibrée, elle est intégrée à ce programme.

Une formation spéciale de trois semaines

Deux autres unités seront lancées d'ici fin mars et l'administration pénitentiaire n'exclut pas d'en ouvrir d'autres selon les besoins. "Il s'agit de comprendre par quels parcours les détenus sont passés pour mesurer les risques de passage à l'acte, savoir où nous devons intervenir", expliquait à l'AFP début janvier la directrice de l'administration pénitentiaire, Isabelle Gorce. Une centaine de personnels de l'administration pénitentiaire -surveillants, conseillers ou psychologues - ont reçu une formation spéciale de trois semaines afin d'accueillir les premiers détenus, tous prévenus ou condamnés dans des dossiers de terrorisme, de retour de Syrie ou radicalisés sur Internet.

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La chancellerie estime que 15% des personnes radicalisées basculeraient en prison. Le recrutement de 1.500 surveillants pénitentiaires supplémentaires est prévu en 2016. La ministre de la Justice Christiane Taubira doit visiter l'unité d'Osny le 3 février. L'enjeu de la lutte contre la radicalisation, notamment en prison, est revenu au cœur du débat après les attentats jihadistes de novembre 2015

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