2 min de lecture Éducation nationale

Pourquoi un tel échec de l'apprentissage en France par nos politiques ?

ÉDITO - Malgré le fait qu'elle soit louée depuis des décennies, la formation en apprentissage n'arrive pas à décoller en France.

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Christian Menanteau : pourquoi un tel échec de l'apprentissage en France ? Crédit Média : RTLnet | Date :
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Christian Menanteau Journaliste RTL

L’apprentissage est depuis des lustres au cœur des déclarations de nos responsables politiques. À quelques jours du premier tour de la présidentielle, les promesses ont-elle été tenues ? Les chiffres sont d’une implacable cruauté : il y a, aujourd’hui, en France, 405.000 apprentis. Ce qui signifie que le nombre de jeunes qui alternent cursus académique et formation en entreprise n’a pas évolué d’un iota en 2 décennies. Les présidents Chirac, Sarkozy et Hollande, chacun à leur tour, n'auront laissé pour héritage qu'un échec dans un domaine que l'on célèbre sans cesse en citant les modèles allemand ou suisse.


Ce parcours diplômant, exigeant pour les élèves qui doivent concilier études scolaires ou universitaires et apprentissages des savoir-faire professionnels est pourtant considéré comme une voie d’excellence. Et de réussite : 85 % de ceux qui terminent leur formation, décrochent un CDI dans les 7 mois. 

Comme pour quasiment tous les échecs récurrents qui nous plombent, le diagnostic est posé. En premier lieu la faiblesse du niveau d’instruction de base de trop de candidats potentiels. Ensuite, la lourdeur des processus administratifs où les démarches imbriquent, l’Éducation Nationale, les entreprises, et les collectivités territoriales. L’absence aussi de dialogue entre les entreprises et les autorités éducatives dans la définition des apprentissages porteurs d’emplois et les formats à mettre en place. Et puis à ne pas oublier, la position ambiguë des lycées professionnels.

Ce que proposent les candidats pour l'apprentissage

À l’exception de celui de la France Insoumise, ils s’engagent tous à en faire une priorité parmi leurs priorités. Le plus radical, François Fillon, veut rattacher les lycées pro aux régions et aux branches professionnelles et faire passer les apprentis du statut d’étudiants à celui de salariés. Marine Le Pen veut pour sa part ouvrir l’apprentissage dès 14 ans.

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Emmanuel Macron promet lui un effort conséquent avec le concours plus actif des lycées professionnels. Quant à Benoit Hamon, il reste le plus évasif et se cantonne aux bonnes intentions. À des degrés divers tous en parlent. Est-ce qu’ils passeront à l’acte ? Est-ce qu’ils pourront réellement desserrer les freins nombreux, briser les conservatismes tenaces ? Premiers éléments de réponse en septembre prochain.

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