4 min de lecture Politique

Pourquoi parle-t-on de gauche et de droite en politique ?

Il faut chercher du côté de l'Assemblée nationale pour connaître l'origine de la droite et de la gauche.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
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Pourquoi parle-t-on de gauche et de droite en politique ? Crédit Image : CHAMUSSY/SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Emmanuel Macron avait pensé à tout en planifiant la recomposition politique autour d'un centre social libéral. À tout, ou presque. Car depuis toujours, comme le rappelle ce matin le journal l'Opinion, les députés français de la gauche pénètrent dans l'hémicycle par la gauche et ceux de droite par la droite, c'est précisément pour cela qu'on parle de la gauche et de la droite. Rien dans le règlement de l'Assemblée nationale n'interdit à un élu de gauche d'entrer par la droite et vice versa.

Mais ce clivage est un usage fortement ancré dans les mœurs du Parlement, où tout est codifié. On connait des députés qui en 20 ans n'ont jamais emprunté l'entrée opposée. Alors par où rentreront les députés de la République en Marche ? Certains macronistes se sont déjà posés la question et le débat n'est pas tranché... entrer par la droite ou par la  gauche ?

À moins qu'il y ait une solution alternative. il existe au fond et au centre de l'hémicycle une petite porte fondue dans le velours rouge du palais Bourbon qui permet de s'éclipser discrètement, ou de faire une entrée théâtrale.

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Le caillou dans les chaussures de Macron

Cela dit, il y a un problème plus grave ce matin pour Emmanuel Macron. Pendant que certains se demandent comment ils vont entrer, d'autres sont invités à prendre la porte de la sortie. Richard Ferrand, qui a reçu le soutien hier soir du Premier ministre, fait la une de la plupart de vos quotidiens ce matin après les nouvelles révélations du journal le Monde "Enquête sur un mélange des genres", titre le journal. "Faites ce que je dis pas ce que je fais", en une de Libération qui qualifie le ministre de "caillou dans LES chaussures de Macron.

"L'encombrant monsieur Ferrand", titre le Parisien/Aujourd'hui en France, "Le poison du soupçon", en une de la Nouvelle République. "Ferrand s'enferre", pour le Canard enchaîné qui publie ce matin le compromis de vente de l'immeuble acheté par son ancienne compagne. Vente à laquelle il avait assuré n'être en rien mêlé. Sauf que son nom apparaît clairement en tant que futur acquéreur. "Un compromis compromettant", écrit le Canard. Ce "ministre en mode arroseur arrosé" est "un os à ronger tellement appétissant", ironise Florence Chédotal dans La Montagne.

"Sur la belle photo livrée par l'Élysée, il y a désormais une tache constate Cécile Cornudet dans les Échos avant d'ajouter : "l'histoire de ces dernières années est pleine de taches restées petites. Elle est pleine aussi de taches qui paraissaient insignifiantes avant de gripper une machine, électorale ou quinquennale". "Attention boules puantes", écrit Jean-Michel Sevrant dans le Midi Libre: "sortez les pinces à linge, cette campagne est aussi nauséabonde que la présidentielle". "Éclaboussure ou tache, le nouveau président de la République aura-t-il la main qui tremble", se demande Matthieu Croissandeau sur l'Obs.fr pour qui Richard Ferrand, comme François Fillon avant lui dans un autre registre, symbolise tout ce que les Français ne peuvent plus voir en peinture chez leurs représentants.

Deux témoignages très forts

D'abord celui de ce photojournaliste irakien qui fait la couverture de Télérama cette semaine. Ali Arkady a passé des semaines auprès de soldats irakiens engagés dans la lutte contre Daesh. Il s'est rapproché d'eux, est devenu leur confident. Au point d'assister à leurs exactions. Au point même de devoir y participer pour échapper à son tour à la torture. Il a confié ses photos au magazine. "Au départ, dit-il, je n'ai pas compris ce que j'allais voir, si j'avais su je n'y serai pas allé. Je rêve souvent de n'avoir jamais fait ce reportage. Mais une fois sur place, je n'avais pas d'autres choix que de faire mon métier. Témoigner."
 
Lui aussi a voulu témoigner. Jean Reno fait la une de l'Express cette semaine. "Moi diabétique et alors". L'acteur parle pour la première fois du diabète de type 2 dont il est atteint depuis 17 ans. Il raconte  Le choc psychologique de l'annonce d'abord. "On croit passer au travers en se disant : 'les gens meurent mais pas moi, c'est la nature humaine'", ironise-t-il, Il parle de la vie sous insuline, les dîners sans féculent et sans sucre ; lui l'amateur de pasta. Il veut surtout inciter les gens à consulter, 700.000 personnes porteuses de la maladie s'ignorent en France. Faites vous dépister.

La ville dévore la campagne

Dans la presse aussi ce matin, les cailloux de la ville dans les chaussures de la campagne. Ça c'est la une de Ouest France ce matin : "la ville dévore toujours plus la terre". C'est aussi à lire dans la Croix : "Menaces sur les terres agricoles". La France est en pleine artificialisation, la ferme France perd 50 à 60.000 hectares, soit l'équivalent d'un département tous les 5 ans. Et quand un champ disparaît, c'est pour laisser place à l'extension des villes, des centres commerciaux, des infrastructures.

Dans le même temps, les terres agricoles qui restent font l'objet de spéculations de la part d'investisseurs qui n'ont aucun lien avec le monde paysan mais qui cherchent du rendement en prenant des parts de sociétés agricoles. "Il faudrait en fait, dit un spécialiste dans la Croix, une grande loi foncière sur la transparence des transactions. Cette transparence-là aussi on en a besoin au risque de ne plus pouvoir voir nos campagnes en peinture".

Päris a-t-il une odeur ?

D'oublier aussi leur odeur. le Figaroscope pose d'ailleurs une question existentielle ce matin ! "Paris a-t-il une odeur ?"  "Oui", clame Nicolas d'Estiennes d'Orves qui affirme même que Paris sent enfin la rose. Oui pour qui sait vraiment les guetter, la capitale retrouve çà et là les parfums de sa réalité première : la forêt, odeur de mousse et d'écorce après la pluie quand vous longez un jardin public le matin, comme des soupirs de sous-bois. odeur des fleurs dans les impasses de l'Est parisien, regorgeants de lilas, de glycine, de chèvrefeuille. Venez on va se promener ça nous changera de l'odeur de souffre des boules puantes.

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