1 min de lecture

Pourquoi le Kazakhstan vient au chevet d'Areva

ÉDITO - Le sauvetage du géant du nucléaire français se précise. On pourrait voir arriver le Kazakhstan en chevalier blanc.

Areva discute avec le Kazakhstan d'une entrée à son capital

Pourquoi le Kazakhstan vient au chevet d'Areva

00:03:02

Pourquoi le Kazakhstan vient au chevet d'Areva

00:03:07

François Lenglet & Loïc Farge

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Areva, entreprise publique, a besoin de plusieurs milliards d'euros pour se recapitaliser, après des pertes énormes. Celles-ci proviennent de l'achat bien trop coûteux d'une mine d'uranium (c'était l'ancienne direction) et des surcoûts considérables de la construction de l'EPR, qui n'est toujours pas au point. Les Kazakhs possèdent eux-mêmes des mines d'uranium, le combustible des réacteurs. des mines dans lesquelles Areva a, en général, investi. Le Kazakhstan est d'ailleurs le premier producteur mondial d'uranium. Il y a donc des liens.

Les Kazakhs mettraient quelques centaines de millions d'euros avec les Chinois, eux-mêmes clients d'Areva pour leur grand programme nucléaire, et peut-être des Japonais. Pour le Kazakhstan, c'est une diversification intéressante. C'est un investisseur public d'un pays qui est l'une des anciennes républiques soviétiques. Il a accédé à l'indépendance quand l'URSS a éclaté en 1991. Il est dirigé depuis par le président Nazarbaïev. Le bon peuple kazakh a d'ailleurs eu l'esprit de le renouveler récemment pour un cinquième mandat avec 97% des voix. Les Soviétiques sont partis, mais un certain nombre de leurs traditions politiques se sont maintenues.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info