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Pourquoi il est désormais interdit de donner une fessée à un enfant

INVITÉ RTL - Le projet de loi "Égalité et citoyenneté" adopté jeudi à l'Assemblée nationale met fin au flou juridique qui entourait les châtiments corporels. Une décision saluée par Daniel Marcelli.

La fessée est interdite par la loi dans près de 50 pays
La fessée est interdite par la loi dans près de 50 pays
Crédit : I Stock
Pourquoi il est désormais interdit de donner une fessée à un enfant
05:44
"La fessée, c'est un moyen de soumission et non d'éducation", dit un pédopsychiatre
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Jérôme Florin
Jérôme Florin
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Il y avait jusqu'à présent un flou juridique autour de la fessée. Mais les députés viennent de voter l'article 68 du projet de loi "Égalité et Citoyenneté", qui interdit tout type de châtiments corporels (fessée ou gifle) infligés à un enfant. Le texte vise à réduire les violences envers les enfants en ajoutant au code civil "l'exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles". Cela comprend, selon l'Observatoire de la violence éducative ordinaire, tous les actes de violences, verbale, psychologique et physique.

"Quand le législateur introduit ces précisions, cela pose deux questions. D'abord, les châtiments corporels font-ils partie de l'autorité parentale ? Ensuite, pourquoi les adultes, dans leur grande majorité, sont-ils aussi passionnés par cette question ?", selon le pédopsychiatre Daniel Marcelli. "Quand on aura répondu à ces deux questions, le problème sera très important de voir comment on peut aider les jeunes parents à utiliser cette nouvelle autorité parentale", ajoute-t-il.

Reste que 85% des parents ont recours aujourd'hui à la fessée. "Est-ce que la fessée est l'expression de l'autorité parentale ?", interroge Daniel Marcelli. "Non, la fessée est l'expression d'un pouvoir par la force d'un plus fort sur un plus faible. Or le pouvoir et la force, ce n'est précisément pas l'autorité", affirme-t-il. À ses yeux, "la claque ou la fessée, c'est un échec de l'expression de l'autorité parentale". Pour Daniel Marcelli, la fessée est "un moyen de soumission et non d'éducation".

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