2 min de lecture Société

Pourquoi Heetch continue d'exister contrairement à UberPOP et Djump ?

Interdite au même titre que ses concurrentes UberPop et Djump, à la suite de la mobilisation des taxis, Heetch résiste. L'application clame sa différence et dénonce un amalgame.

Une manifestation de chauffeurs de taxis à Lyon, le 25 mai 2011
Une manifestation de chauffeurs de taxis à Lyon, le 25 mai 2011
Charlie Vandekerkhove
Charlie Vandekerkhove
Journaliste RTL

C'est ce qui s'appelle jouer sur les mots. Alors qu'un arrêt de la Préfecture de Police de Paris a entériné le 25 juin l'interdiction d'exercer pour les chauffeurs d'UberPOP, de Djump et de Heetch, cette dernière résiste. "Heetch n'est pas illégal. Nous n'allons à l'encontre d'aucune loi. Nous ne le fermerons pas", soutient fermement son patron, Teddy Pellerin, interrogé par Le Parisien

Un travail de nuit exclusivement

Mais alors, quelles différences existent entre Heetch et ses concurrents comme UberPOP et Djump ? Pour étayer sa ligne de défense, Teddy Pellerin évoque les horaires de travail des chauffeurs. Alors que les taxis ou les chauffeurs UberPOP travaille 24h/24h, "Heetch ne fonctionne que la nuit".

"C'est un projet pensé pour répondre aux besoins des jeunes qui sortent et qui sont pris en otages entre le manque de transports en commun et les solutions professionnelles ne correspondant pas à leurs attentes, en termes de tarifs et d'ambiance", poursuit-il. L'application serait selon Teddy Pellerin, "une solution de mobilité nocturne", qui concurrencerait donc davantage les transports en commun type Noctilien, que les taxis.

Pas de tarification imposée

Heetch met donc en relation des conducteurs et des clients, sans imposer de tarification. Le client peut ne pas régler la course. "La personne transportée offre une contribution, une participation, aux frais annuels de voiture du conducteur", nuance Teddy Pellerin. "Les conducteurs ne gagnent pas d'argent grâce à notre plate-forme", précise-t-il, ajoutant que Heetch "n'est pas un travail." 

Une activité proche du covoiturage

Les chauffeurs de la plate-forme sont des particuliers choisis sur deux critères : ils doivent être "sympathiques" et avoir un casier judiciaire vierge. Ils n'ont donc pas de statut particulier, et ne déclarent pas cette activité : "D'un point de vue fiscal, c'est comme du covoiturage, soutient le chef d'entreprise. Pour l'instant, sur le covoiturage, il n'y a pas de déclaration de revenus."

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Selon Le Parisien, à Paris et à Lyon, 5000 chauffeurs seraient encore à l'heure actuelle à disposition des 100.000 clients revendiqués par Heetch, de 20h à 6h du matin. Même si son application est nommément citée par le décret du mois de juin, Teddy Pellerin prend le risque de résister. Mais pour combien de temps ? Ces derniers jours, une dizaine des chauffeurs de l'application auraient été mis en garde à vue. 

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